[pic]






































                                  HOSPITAL
                   Coopération hospitalière transnationale
                                 Strasbourg
                                    Liège
                                 Luxembourg
                               Metz-Thionville




                    Il y a 8 ans, quand  le  programme  INTERREG  IIIB  nous
             donna l'opportunité de conceptualiser un projet de coopération
             hospitalière transnationale entre les Hôpitaux  Universitaires
             de Strasbourg, le Centre Hospitalier Universitaire de Liège et
             le Centre hospitalier de Luxembourg, auxquels c'est ajouté  le
             Centre Hospitalier Régional de Metz-Thionville, il a  fallu  à
             chacun beaucoup de patience, de persévérance et de  pugnacité,
             pour que cette idée, un peu utopique, devienne réalité.


                    Aujourd'hui, à l'heure du  bilan  final,  que  tous  les
             professionnels engagés dans cette aventure  soient  remerciés,
             car au-delà de leur différences, ils ont su innover en  créant
             un réseau et une communauté d'actions en SANTE  dans  l'Europe
             du Nord Ouest, qui va pouvoir perdurer.




                                  Sommaire









Informatique      5

Psychiatrie       43

Thérapie cellulaire     57

Blocs opératoires       69

Formation    79



















                                Informatique
[pic]











                                INTERREG IIIB


                    Rapport final du Groupe Informatique
                             Table des matières



1.    Objectifs fixés   10
2.    Organisation du travail      10
3.    Actions non menées     11
4.    Actions entreprises    11
4.1.  Visioconférence   11
4.2.  Site collaboratif      11
4.3   Définition du cadre de sécurité pour le dossier patient       12
4.4   Infrastructure réseau inter-sites sécurisée        14
4.5   Dossier patient   14
      4.5.1.     Contexte du projet     14
      4.5.1.1.   Les référents médicaux et soignants     14
      4.5.1.2.   Les objectifs du serveur transnational       15
      4.5.1.3.   Les contraintes   15
      4.5.1.4.   Le concept        17
      4.5.2.     La réalisation    17
      4.5.2.1.   Outils de développement      17
      4.5.2.2.   Architecture de l'application     18
      4.5.2.3.   Fonctionnalités de l'application        18
      4.5.2.3.1. La gestion des patients      18
      4.5.2.3.2. La gestion des résultats d'un patient   19
      4.5.2.3.3. Les annexes aux résultats d'un patient       19
      4.5.2.3.4. Le forum    19
      4.5.2.3.5. L'administration de l'application       19
      4.5.2.3.6. Chargement de fichiers dans l'application    19
      4.5.2.4.   Règles de sécurité     20
      4.5.2.4.1. Connexion nominative   20
      4.5.2.4.2. Utilisation des contextes    20
      4.5.2.4.3. Signature électronique       20
      4.5.2.5.   Grandes étapes du projet     21
      4.5.3.     Les résultats     21
      4.5.3.1.   L'utilisation du Dossier transnational informatisé
21
      4.5.3.2.   Les premières conclusions    22
      4.5.3.3.   Les suites à donner    23
5.    Poursuite, pérennisation de la coopération   23
6.    Annexes     23
6.1.  Cahier des charges relatif à l'Etude sécurité      23
6.2.  Synthèse de l'Etude sécurité      23
6.3.  Schéma technique du site collaboratif   23
6.4.  Manuel utilisateur du site collaboratif      24
6.5.  Manuel utilisateur du dossier patient   24

1.    Objectifs fixés

Les objectifs fixés au groupe informatique au début  du  projet,  au  vu  de
l'expression  des  besoins  telle  qu'elle  était  connue  et  comprise   se
traduisaient par :

    . la mise en ?uvre d'une  infrastructure  informatique  communicante  et
      sécurisée (réseau et serveurs)  entre les  3 CHU.
    . la mise en ?uvre des outils  de  sécurité  permettant  d'échanger  des
      données de patients
    . la réalisation d'un portail (site internet collaboratif)
    . la mise en ?uvre d'une base patients commune aux 3 CHU
    . l'intégration de cette base avec les Systèmes d'Information respectifs


2.    Organisation du travail

A partir du lancement  du  projet  (août  2002)  et  jusqu'en  fin  2005  l'
animation du groupe  informatique  a  été  confiée  au  CHU  de  Strasbourg,
notamment chargé de la mise en ?uvre du  portail  et  de  l'étude  sécurité.
Celle-ci ensuite été assurée par le CH de Luxembourg pour la mise  en  ?uvre
du  dossier  patient  partagé.  L'ensemble  des  travaux  ont  toujours  ont
réalisés en étroite collaboration entre les 3 puis 4 établissements.

Les réunions de  ce  groupe  se  sont  tenues  alternativement  dans  les  3
établissements et une rencontre spécifique a eu lieu en  2006  à  Strasbourg
avec  les  représentants  du  CHR  de  Metz-Thionville  au  moment  de  leur
intégration au projet.

A partir du  moment  ou  la  visioconférence  a  été  installé  dans  les  3
établissements (fin 2003) ce dispositif a été régulièrement utilisé  par  le
groupe.

Le groupe informatique est composé de :

    . Pour le CHU de Liège :
         . M. Claude ONGARO, Chef du Service Informatique
         . M. Michel RAZE, Service Informatique

    . Pour le CHR de Metz-Thionville :
         . M. Florent CHAMBAZ, Chef du Service Informatique et  du  Service
           Financier

    . Pour les HU de Strasbourg :
         . M. Germain ZIMMERLE, Chef du Service Informatique
         . M. François GUERDER, Architecte Système d'Information

    . Pour le CH de Luxembourg :
         . M. Emmanuel PONNET, Chef du Service Informatique
         . Mme Valérie BOISSART, Conseiller Informatique  de  la  Direction
           Médicale
         . Mme Nelly GOEPFERT, Informaticienne

3.    Actions non menées

L'intégration dans les systèmes d'information respectifs  n'a  pas  pu  être
réalisé  dans  le  cadre   du   programme   (2003-2007).   Elle   concernait
l'alimentation automatique du dossier patient transnational par des  données
issues des systèmes  d'information  (compte  rendu  d'examen,  résultats  de
laboratoire voire images de radiologie).

4.    Actions entreprises

Les actions suivantes ont été menées :
    . mise en ?uvre de la visioconférence aux CHU de Liège, Luxembourg et au
      CHR de Metz-Thionville
    . mise en ?uvre du site collaboratif
    . définition du cadre de sécurité : étude législative et
      organisationnelle confiée à la société SCHEDIR
    . mise en place de l'infrastructure réseau inter-sites sécurisée
    . mise en ?uvre de dossier patient (Valérie BOISSART)

4.1.  Visioconférence

La visioconférence a  permis  d'offrir  des  moyens  de  communication  pour
chacun  des  sites  et  de   favoriser  ainsi   les  échanges  au  sein  des
différents groupes.
La mise en place de ces outils permet :
    . de créer des liaisons point à point audio et vidéo entre chacun des
      sites

      (ex : Liège -> Luxembourg ou Strasbourg -> Metz-Thionville)
    . de créer des liaisons multipoints permettant  de  mettre  en  relation
      simultanément les

      4 sites sur des liaisons audio et vidéo.

Les CHU de Liège, Luxembourg et le CH de Metz-Thionville  ont  ainsi  équipé
leur établissement d'une solution préalablement en  ?uvre  sur  le  site  de
Strasbourg. Ainsi l'expérience du  CHU  de  Strasbourg  dans  ce  domaine  a
permis de faciliter la mise en ?uvre de la solution sur les autres sites.

Chaque site a ainsi été équipé d'une solution à base de codec H320  /  H323,
de système de prise de son (système de microphone  omnidirectionnel)  et  de
prise de mise (caméras) ainsi que de systèmes de restitution de  l'image  et
du son (télévisions), ainsi que  des  convertisseurs  SVGA  /PAL  permettant
d'échanger des images en provenance d'une source informatique.

Le réseau EuroNuméris (ISDN) a permis d'établir  des  connexions  à  travers
les différents opérateurs de chaque établissement à des  vitesses  minimales
de 384 kbps (3 liaisons T0 simultanées).

4.2.  Site collaboratif

Le site collaboratif a deux objectifs :
    . faire connaître sur Internet les travaux réalisés par les différents
      groupes de travail
    . disposer d'outils permettant à chaque groupe de simplifier les
      échanges de documents. Chaque membre d'un groupe de travail doit avoir
      la capacité de mettre en ligne de manière autonome ses documents et
      d'enrichir ainsi le site.

Deux espaces ont donc été mis en place sur le site :

    . un espace public ouvert à tout internaute. Il comprend  notamment  les
      documents de présentation du projet, des axes de travail de chacun des
      groupes. Cet espace est en langue française et anglaise.
    . Un espace privé réservé aux membres  des  groupes  de  projets  des  4
      établissements de santé partenaires.

Des rubriques composent ces deux espaces (avec par exemple une rubrique  par
groupe de travail)

Les principales fonctions offertes sont les suivantes :

    . Moteur de recherche (avec indexation complète dite «full text» de tous
      les documents)
    . Prise en compte de tout type de document (bureautique,  Photos,  pages
      internet au format HTML)
    .   Mise   en   ligne   des   documents   selon    un    processus    de
      rédaction/validation/mise  en  ligne.  Des   intervenants   différents
      peuvent proposer des  documents  mis  en  ligne,  d'autres  peuvent  y
      apporter des modifications ou des commentaires, d'autres enfin peuvent
      valider le document et le mettre en ligne dans l'espace  public  et/ou
      l'espace privé.
    . Conservation de l'historique des différentes versions d'un document.
    . Capacité pour tout  utilisateur  de  s'abonner  aux  nouveautés  d'une
      rubrique et de recevoir ainsi par  mail  l'information  qu'un  nouveau
      document a été changé ou qu'un document existant a été modifié.
    . Gestion des utilisateurs et de leurs droits d'accès pour  chacune  des
      rubriques gérées. Des rubriques sont ainsi réservés  à  un  groupe  de
      travail, d'autres sont partagées par tous les groupes.

La partie technique repose  sur  un  outil  de  gestion  de  contenu  (CMS :
Content Management Server). Le projet a montré la  justesse  de  choix  Open
Source  (tant  par  rapport  aux  fonctionnalités  apportées  qu'en   termes
techniques). L'architecture technique est donnée en annexe.


En terme d'indicateurs :

    . 300 documents environ sont en ligne
    . 500 visites par mois sur le site
    . 60 utilisateurs (membres des groupes de travail)

4.3.  Définition du cadre de sécurité pour le dossier patient


Afin de définir les  contraintes  de  sécurité  au  niveau  organisationnel,
technique et juridique auquel le dossier patient transnational devrait  être
soumis, un appel à prestations a été réalisé selon les procédures de  marché
public  français  (Marché  Selon  Procédures  Adaptées),  sur  le  périmètre
suivant :

    . Tranche ferme : Etude des législations en vigueur dans chaque pays  et
      étude organisationnelle des processus
    . Tranches conditionnelles :
         . Comparatif des solutions de sécurité du marché
         . Aide à la rédaction du cahier des charges
         . Expertise de la solution retenue

La méthode de travail imposée au prestataire était la suivante :

    .  interviewer  le  groupe  'transplantation'   ou   certains   de   ses
      représentants pour analyser le besoin en matière de sécurité  sur  les
      échanges,
    . interviewer le groupe 'informatique' ou certains de ses  représentants
      pour appréhender les pratiques de sécurité actuellement mises en ?uvre
      dans les différents systèmes d'informations des trois  partenaires  et
      dans les projets de coopérations nationales,
    . si besoin, interviewer les représentants des différentes organisations
      en charge des aspects de sécurité (GIP CPS en France par exemple).
    . nécessairement, obtenir une validation des  différents  livrables  par
      les acteurs concernés

La société Schedir a été retenu pour réaliser la prestation. Le livrable  de
la tranche ferme contient les éléments suivants :

    . Etude des législations en vigueur
    . Qualification des besoins de sécurité
    . Etude organisationnelle des processus de sécurité

Les principales conclusions sont les suivantes :

    . Contexte du projet INTERREG
         . Besoins fonctionnels : échanger des données médicales numériques
           entre  des  établissements   hospitaliers   de   la   Communauté
           (compatibilité, coordination, périmètre, .),
         .  Besoins  de  sécurité  forts  qui  nécessitent  des  mécanismes
           juridiquement fiables (certificats électroniques qualifiés),
         . Projet INTERREG IIIb novateur sur ce point

    . Contexte réglementaire
         . Un réglementation communautaire récente (CE/99/93),
         . Des transpositions nationales  en  cours  d'application  (schéma
           d'accréditation, reconnaissance des PSC qualifiés, .).

    . Solutions du marché
         . Un  marché  qui  manque  de  maturité  (qualification  des  PSC,
           interopérabilité des ICP,.).

    . Choix d'intégration pour le projet INTERREG
         . Repose sur une organisation  stabilisée  (périmètre  du  projet,
           besoins fonctionnels, coordination des acteurs),
         . Présente un impact organisationnel pour  les  trois  partenaires
           (choix d'un PSC, désignation des AC, .),
         . Sa mise en ?uvre reste conditionnée par les solutions du marché.

Au vu du résultat de l'étude de la tranche ferme, il a été décidé de ne  pas
missionner  le  prestataire  pour  poursuivre  les  travaux   des   tranches
conditionnelles.

4.4.  Infrastructure réseau inter-sites sécurisée

L'objectif de ce sous projet est de  mettre  en  place  des  liaisons  entre
chacun des sites à travers un média commun : le réseau Internet.

Des infrastructures techniques composées de briques de  sécurité  VPN  IPSEC
(Virtual Private Network) adossées à des solutions  de  sécurité  (Firewall)
ont ainsi permis d'utiliser  Internet pour  relier  les  réseaux  de  chaque
site de manière sécurisée :

    . validation de l'authentification
    . cryptage des données entre chaque site (Triple DES)
    . validation de l'intégrité des données (SHA1)

Au travers ces mécanismes, il est possible  de  faire  communiquer  via  les
accès internet des établissements tous  flux de  données  autorisées  issues
des différents réseaux de chaque établissement.

4.5.  Dossier patient (Valérie BOISSART)

    4.5.1. Contexte du projet

Le Dossier  patient  ou  serveur  transnational  est  un  projet  du  Groupe
Informatique  INTERREG  IIIB  composé   initialement   de   trois   hôpitaux
partenaires : le CHU de Liège, les HU de Strasbourg, le CH de Luxembourg  et
depuis mi 2006 le CHR de Metz-Thionville.

       4.5.1.1.  Les référents médicaux et soignants

    . Pour le CHU de liège :
         . M. Christian BOUFFIOUX, Médecin Chef
         . Mme Marie-Rose CREMASCO , Coordinatrice Projet Médical

    . Pour le CHR de Metz-Thionville :
         . Dr PEIFFER, Pneumologue

    . Pour les HU de Strasbourg :
         . Mme QUOIX, Pneumologie
         . Dr MOULIN, Nephrologie
         . Prof KESSLER, Pneumologie
         . Prof DE BLAY, Pneumologie,

    . Pour le CH de Luxembourg :
         . Dr CHARPENTIER, Pneumologie
         . Dr POUTHIER ; Nephrologie
         . Dr PILLOY, Medecine Nucléaire
       4.5.1.2.  Les objectifs du service transnational

Le but initial du projet de coopération INTERREG  IIIB  était  de  créer  un
dossier  médical  commun  transfrontalier  pour  le   suivi   des   patients
transplantés du foie. Les objectifs visés étant :

    ( La mise en place d'une solution informatique de Dossier Partagé  pour
         le cas des patients transitant entre les hôpitaux partenaires

    ( L'identification, la consolidation et le développement  des  échanges
         médicaux entre les hôpitaux partenaires

A la mi projet, le  domaine  clinique  s'est  étendu  à  tous  les  patients
transitant entre tous les hôpitaux partenaires quelque  soit  la  discipline
clinique.

Les pré-requis définis par le Comité de Pilotage du  projet  reposaient  sur
les principes suivants :

    ( Les éléments contenus dans ce dossier seront définis par les médecins
         participants. Une base minimale sera mise en place  et  adaptée  au
         fur et à mesure du projet suivant les besoins des acteurs.

    (  L'élément  clef  du  dossier  doit   être   la   convivialité   pour
         l'utilisateur : le patient étant mis au centre des données.

    ( Le dossier sera basé en grande partie sur les informations  médicales
         déjà fournies par les bases de données des différents hôpitaux pour
         éviter un travail supplémentaire d'encodage dans une base de donnée
         séparée.

    (  A  ce  dossier  médical  sera  rattaché  un  registre  des  patients
         transférés qui servira à des fins statistiques et d'évaluation  des
         résultats cliniques de  la  prise  en  charge  des  patients.  Ceci
         permettra un contrôle de qualité de la prise en charge.

    (  Le  dossier  sera  sécurisé  à  différents  niveaux  et   accessible
         uniquement   par  les  intervenants  médicaux  dans  les   hôpitaux
         concernés.

Grâce à la disponibilité des données  dans  les  hôpitaux  partenaires,  on
pourra dans le futur communiquer par visioconférences ( autre  sous  projet
du Groupe Informatique ), afin de réduire les déplacements des  patients  à
l'étranger  et  augmenter  la  coopération  entre  les   centres   via   la
communication directe.

       4.5.1.3.  Les contraintes

Les contraintes auxquelles le projet a du faire  face pendant  sa  phase  de
réalisation ont été multiples :

    ( Les échanges transfrontaliers sont contextuels

Les  échanges  transfrontaliers  dont  directement  liés  non  pas   à   des
conventions entre Hôpitaux mais à  des  liens  individuels  de  praticien  à
praticien. Il va donc de soi qu'ils ne se généralisent  pas  par  spécialité
et qu'ils sont difficilement recensables.
C'est d'ailleurs pour cette raison que la discipline initialement  visée  au
début du projet à savoir la transplantation hépatique s'est étendue  à  tous
les patients transférés quelques soient les disciplines  clinique  et  qu'un
recensement des liens (ou partenariat) déjà existant  entre  praticiens  des
hôpitaux partenaires du projet a du être réalisé.

    ( L'hôpital «transfrontalier» est multiple

D'une manière générale, chaque hôpital diffère d'un hôpital  à  l'autre  sur
bien  des  domaines,   à   savoir :   son   niveau   d'informatisation,   sa
réglementation en terme de sécurité des données et son organisation  (moyens
et ressources incluses).
Définir par conséquent un outil de travail commun «transfrontalier»  nous  a
conduit à définir non pas le plus petit dénominateur commun entre  tous  les
hôpitaux partenaires mais le plus grand commun multiple  entre  tous.  D'une
façon pratique, il nous a fallu définir un compromis entre  les  obligations
et contraintes de chacun et les besoins et objectifs communs définis par  le
projet INTERREG IIIB.
Dans ce cadre de  travail,  une  étude  comparative  entre  les  trois  pays
partenaires du projet (France, Luxembourg, Belgique ) sur la législation  et
l'organisation propre à chacun de ces pays a été réalisée et  confiée  à  la
société SCHEDIR CONSEILS.

Le résultat de cette étude a permis  de  mettre  en  avant  les  principales
obligations  législatives  Belgo-Franco-Luxembourgeoises  sur  les   aspects
ayant trait à la sécurité et aux échanges de données à caractère médical,  à
savoir:

    . Le transfert de données de santé entre états membres  de  la  CEE  est
      autorisé
    . Le patient a le droit d'accéder aux données le concernant
    . La confidentialité autour  de  l'information  liée  au  patient  ainsi
      qu'aux accès aux données doit être assurée :
         . Contrôle d'accès par authentification forte
         . Codage des données dans le cadre des échanges numériques
    . L'intégrité des échanges et des données doit être assurée
    . L'usage des moyens de cryptographie est libre
    . Si la signature électronique est utilisée pour l'authentification  des
      auteurs :
         . Elle a valeur de force probante
         . L'infrastructure doit être validée par les instances  Françaises
           et Belges

    ( Le patient «transfrontalier» est unique

Par analogie de la définition de l'hôpital «transfrontalier» qui définit  le
cadre dans lequel se situe le projet, le sujet sur lequel  porte  le  projet
est évidemment le patient qui est transféré d'un  hôpital  à  un  autre.  Ce
patient «transfrontalier» a la caractéristique d'une unique. En effet, il  a
sa propre identité (même si celle-ci est redéfinie par  chaque  hôpital)  et
il a sa propre pathologie (contexte clinique précis).
Garantir la cohérence des données par rapport  au  patient  concerné  et  la
raison clinique de son transfert d'un hôpital à un  autre  fut  un  objectif
important à atteindre.
       4.5.1.4.  Le concept

Le concept du dossier transnational a été redéfini à la mi  projet  afin  de
permettre une réalisation pratique  avant  l'échéance  du  terme  du  projet
INTERREG IIIB.

Le concept initial du projet reposait sur un logiciel de gestion de  données
en réseau exploitant les informations des bases de données  existantes  dans
les  différents  hôpitaux  partenaires  du  projet   sans   interaction   ou
interférence avec les  systèmes  informatiques  propres  aux  hôpitaux.  Les
données recueillies étant formatées suivant  les  besoins  des  utilisateurs
qui définissent les fenêtres d'application. Le logiciel  proposé  était  WIN
LAP de la société ALIS LAP basée à METZ. Ce logiciel  avait  déjà  fait  ses
preuves dans un projet pilote aux  cliniques  universitaires  de  Strasbourg
dans le domaine des transplantations hépatiques.
Malheureusement, ce logiciel n'ayant pas trouvé de consensus avec  tous  les
hôpitaux partenaires principalement du au fait du manque  d'homogénéité  des
systèmes d'informations informatiques des différents hôpitaux.

Un second concept a alors été proposé tenant  compte  du  délai  restant  du
projet et reposant sur le développement d'une interface utilisateur  commune
à tous les hôpitaux partenaires du projet structurée autour du cas  clinique
du patient «transféré». Cette interface reposant sur  une  base  de  données
structurées dans laquelle les différents hôpitaux déposeraient  les  données
médicales sous forme de fichier non modifiable  au  format  unique  pdf.  Ce
dossier  transnational  devant  ainsi  un  «serveur»   où   chaque   hôpital
déposerait lui-même les données utiles et nécessaires  pour  chaque  patient
qui le concernerait. Le mécanisme de dépôt des  données  de  chaque  hôpital
vers ce serveur commun étant dans cette phase de  projet  décidée  de  façon
manuelle, c'est-à-dire sans  développement  spécifique  d'une  interface  de
communication avec les différents systèmes d'information de chaque  hôpital.
L'injection automatique vers cette base de donnée commune étant  post  posée
à une  phase  ultérieure  du  projet  dans  le  cadre  d'INTERREG  IVB.  Les
développements ont été proposés par le CH de Luxembourg et acceptés  par  le
Comité de Pilotage du projet en Juin 2006.

    4.5.2. La réalisation

       4.5.2.1.  Outils de développement

Pour la réalisation de cette application et le déploiement de  l'application
différents outils ont été utilisés. Il s'agit :
    . d'une base de données Oracle dans sa version 9i release 2
    . d'un outil de développement, il s'agit de l'outil Oracle Apex dans  sa
      version 2.0. Apex est lié à la base de donnée Oracle
    . d'un serveur apache  dans  sa  version  1.3  pour  le  déploiement  de
      l'application
       4.5.2.2.  Architecture de l'application

L'application INTERREG est à l'heure actuelle  déployée  sur  l'intranet  du
CHL. Les utilisateurs du CHL ont donc un accès direct à  l'application  mais
les utilisateurs de Liège, Metz et Strasbourg n'ont pas accès à  l'intranet.


Pour qu'ils puissent se connecter à  l'application  2  solutions  techniques
sont implémentées :

    .  Les   utilisateurs  de  Metz  et  de   Strasbourg se   connectent   à
      l'application à travers une connexion VPN passant par le réseau  santé
      «Healthnet»            des             P&T             Luxembourgeois.
      http://10.11.1.57:7784/pls/htmldb/f?p=106:1 

    . Les utilisateurs de Liège  se  connectent  grâce  au  serveur  «Citrix
      Presentation Server» avec Web interface.  https://paracelsus.chl.lu

[pic]

       4.5.2.3.  Fonctionnalités de l'application

Les fonctionnalités de cette application sont listées ci-dessous :

           4.5.2.3.1.   La  gestion   des   patients   (recherche,   ajout,
           modification)

L'ajout ou la création d'un patient dans la base de données  de  ce  Dossier
transnational se fait de manière différente si l'utilisateur est  membre  du
CH Luxembourg ( hébergeant le serveur d'application ) ou non. En  effet  les
utilisateurs du CH Luxembourg auront un accès direct  à  leur  SIH  c'est-à-
dire à leur base de données patients.

Cette recherche se fait par un DBLink entre la base de données  INTERREG  et
la base de données patients du CHL. Ce  DBLink est une connexion  entre  les
bases de données qui permet notamment d'effectuer  des  recherches  sur  une
autre base de données que celle ou l'utilisateur est connecté.
[pic]

Pour un utilisateur des HU de Strasbourg, CH  Metz/Thionville  ,  CHU  Liège
aucune connexion à leur propre base de données SIH n'a été implémentée  dans
le cadre de cette phase du projet. Par conséquent les  utilisateurs  devront
encoder manuellement les patients  dans  l'écran  prévu  à  cet  effet  dans
l'application INTERREG.

           4.5.2.3.2.  La gestion des résultats d'un patient (liste des
                     résultats, ajout, modification, suppression)

Les résultats associés à un patient sont  du  type  compte  rendu,  imagerie
médicale et résultas laboratoires, ainsi que tout type de courrier

           4.5.2.3.3.  Les annexes aux résultats d'un patient (liste,
                     ajout, modification, suppression)

Les annexes sont du même type que les résultats.  Il  s'agit  de  complément
d'information associé à un type précis de résultat.

           4.5.2.3.4.  Le forum

Il permet aux différents médecins utilisateurs de l'application de  discuter
entre eux d'un  patient  donné.  Il  porte  sur  un  contexte  et  est  donc
uniquement accessible aux utilisateurs dont le profil lui donne accès  à  ce
contexte  (  Psychologie,  Néphrologie,  Médecine  nucléaire,   Pneumologie,
Transplanté hépatique )

           4.5.2.3.5.  L'administration de l'application

Un seul administrateur (situé au CH Luxembourg) accédera  aux  fonctions  de
paramétrage  de  l'application,  de  suppression   de   patients,    ..   Un
administrateur dans chaque hôpital  partenaire  aura  accès  à  la  création
d'utilisateurs et au changement des mots de passe.

           4.5.2.3.6.  Chargement de fichiers dans l'application

Les informations contenues dans le Dossier du patient sont structurées  sous
forme de fichiers au format PDF, html simple , jpeg et Zip.
       4.5.2.4.  Règles de sécurité

           4.5.2.4.1.  Connexion nominative

La connexion est nominative, chaque utilisateur possède son propre login  et
mot de passe. Cette connexion nominative permet de  savoir  qui   a  réalisé
certaines opérations (forum, résultats).
Cette  connexion  nominative  permet  aussi  de  limiter   l'ajout   et   la
suppression des résultats à leur créateur.

              4.5.2.4.2.    Utilisation des contextes

Les contextes sont liés aux résultats et aux  utilisateurs  (à  travers  les
profils).  Les   contextes   définissent   les   catégories   de   résultats
(pneumologie,  néphrologie,...).  La  gestion  des   accès   aux   résultats
introduit la notion de «Contexte INTERREG» lié à l'utilisateur. Les  profils
utilisateurs du module de paramétrage gèrent les droits d'accès aux  données
et garantissent avec le module  sécurité  la  confidentialité  des  données,
c'est à dire qu'ils permettent de définir que tel utilisateur  ne  peut  que
voir tel type d'information. Par exemple un utilisateur peut avoir le  droit
de visualiser les résultats concernant la pneumologie, mais  il  n'aura  pas
le droit d'accéder aux données des autres spécialités.

           4.5.2.4.3.  Signature électronique

L'usage de la signature électronique n'étant  pas  été  retenue  obligatoire
dans aucun des hôpitaux partenaires elle n'a pas été implémentée.
La validation des documents déposés dans ce Dossier transnational  suit  les
règles propres décidées par chaque hôpital partenaire selon ses  contraintes
légales nationales.

Pour le CH Luxembourg :

    . Validation de l'application par la Direction Générale
    . Documents importés vers  le  serveur  transnational  sur  décision  du
      médecin traitant le cas du patient.
    . Déclaration auprès des instances légales nationales gérant la sécurité
      et les droits en matière de données informatiques

Pour le CHU Liège :

    . Le Médecin Chef émettra un avis sur la nécessité de mettre  en  oeuvre
      la signature électronique conformément à la Loi de juillet 2001
    . Documents importés vers  le  serveur  transnational  sur  décision  du
      médecin traitant le cas du patient.
    . Déclaration auprès des instances légales nationales gérant la sécurité
      et les droits en matière de données informatiques

Pour les HU Strasbourg :

    . Le Directeur du Département de Santé Publique émettra un avis  sur  la
      nécessité de mettre en oeuvre la signature électronique
    . Documents importés vers  le  serveur  transnational  sur  décision  du
      médecin traitant le cas du patient.
    . Déclaration auprès des instances légales nationales gérant la sécurité
      et les droits en matière de données informatiques (CNIL)

Pour le CHR Metz Thionville :

    . Le D.I.M émettra un avis sur la  nécessité  de  mettre  en  oeuvre  la
      signature électronique
    . Documents importés vers  le  serveur  transnational  sur  décision  du
      médecin traitant le cas du patient.
    . Déclaration auprès des instances légales nationales gérant la sécurité
      et les droits en matière de données informatiques (CNIL)

       4.5.2.5.  Grandes étapes du projet

Novembre 2004 :  Choix du logiciel WIN LAP et MEDREGI société ALIS
Mars 2005 :      Problèmes sur la faisabilité d'implémentation  du  logiciel
      WIN LAP
Septembre 2005 : 1ere Journée de Coopération Hospitalière au HU Strasbourg
Avril 2006 :     Rapport de l'Etude  législative  et  organisationnelle  des
                 pays partenaires par la société SCHEDIR
Juin 2006 : Validation du concept du serveur transnational  proposé  par  le
                 CH Luxembourg par le Comité de Pilotage
Septembre  2006 :        Connexion  du  CHU  Liège  et   HU   Strasbourg   à
                 l'application
Octobre 2006 :   CHR Metz/Thionville rejoint le projet
Novembre 2006 :  2eme Journée de Coopération Hospitalière au CH Luxembourg
Janvier 2007 :   1er cas de patient  transféré  du  CH  Luxembourg  vers  HU
                 Strasbourg
Mars 2007 : Fin de développements de l'application
Avril 2007 :     Validation formelle de l'utilisation de  l'application  par
                 le CHU Liège
Mai 2007 :  Envoi de la déclaration à la  CNPD  (commission  protection  des
                 données Luxembourg )
Octobre 2007 :   3eme Journée de Coopération  Hospitalière  du  CHU  Liège :
                 Clôture du Projet INTERREG IIIB

    4.5.3. Les résultats

       4.5.3.1.  L'utilisation du Dossier transnational informatisé

Les transferts de patient entre les quatre hôpitaux partenaires ne font  pas
l'objet d'un recensement systématique dans chacun des  hôpitaux.  En  effet,
ils résultent d'initiatives directes entre les praticiens eux-mêmes qui  ont
développé des liens privés.

Parmi les contacts que nous avons pu recenser nous nous sommes  appuyés  sur
les liens suivants :

    ( Pneumologie :
            . CH Luxembourg vers HU Strasbourg
            . Dr Charpentier vers Dr Kieffer
    ( Transplantation Hépatique :
            . CH Luxembourg vers CHU Liege
            . Dr Weber vers Dr Detry
    ( Néphrologie :
            . CH Luxembourg vers CHR Metz / Thionville
            . Dr POuthier vers Dr Moulin
    ( Médecine Nucléaire :
            . CH Luxembourg vers CHU Liege
            . Dr Pilloy vers Dr Husting
    ( Pneumologie :
            . CH Luxembourg vers CHR Metz/Thionville
            . Dr Charpentier vers Dr Peiffer

De Mars 2007 à  Juillet  2007  (date  de  rédaction  de  ce  rapport),  deux
transferts patients ont pu être documentés dans  le  Dossier  transnational.
Ces deux cas sont relatifs aux intervenants (1) et (2).

       4.5.3.2.  Les premières conclusions

Aucune conclusion définitive à ce stade  d'avancement  de  l'application  ne
peut être raisonnablement établie au vue de la  «jeunesse»  de  celle-ci  (5
mois d'existence). Une période d'au  minimum  une  année  serait  nécessaire
pour dégager des résultats.

Cependant, plusieurs remarques et suggestions  des  différents  utilisateurs
et concepteurs de la solution informatique mise  en  place  convergent  vers
les idées suivantes :

 - Le Dossier transnational informatisé dans sa version «basique  actuelle»
   a plus une utilité documentaire que d'information  clinique.  En  effet,
   dans le sens où le dossier patient papier  transmis  par  courrier  d'un
   hôpital à un autre est assez consistant et communiqué à temps, il répond
   correctement  aux  besoins  des  intervenants   médicaux.   La   version
   «informatisée» constitue donc une archive complémentaire  recensant  les
   échanges effectués.

 - Une version plus évoluée de l'application qui permettrait de disposer du
   Dossier complet du patient dans sa forme  informatique  serait  un  gain
   majeur. Cela sous entend bien évidemment au  préalable  que  ce  Dossier
   informatisé puisse exister au préalable dans chaque hôpital et  que  des
   extraits choisis en fonction du  contexte  d'échange  clinique  souhaité
   puissent être accessibles rapidement et automatiquement transférés  vers
   l'hôpital partenaire ou le Dossier transnational informatisé.

 - Les efforts mis en place autour de la création d'un  outil  informatique
   commun ( le dossier transnational ) sont très formateurs sur les besoins
   réels des professionnels de santé et l'opportunité du vaste éventail des
   solutions informatiques.  Les  solutions  que  représentent  les  outils
   informatiques ne sont pas encore déployées dans tous les  hôpitaux  dans
   une configuration adaptée et exploitable immédiatement.
 - Les relations développées dans le cadre de ce projet informatique  entre
   les  différents  professionnels  de  santé  (informaticiens,   médecins,
   directeurs) ont  été  très  enrichissantes  dans  la  compréhension  des
   contraintes et des obligations légales.

       4.5.3.3.  Les suites à donner

Les suites à donner à cette initiative transnationale doivent permettre :

    . De consolider les échanges existants entre différents hôpitaux en
      offrant une solution informatisée adaptée aux besoins (archive ou
      Dossier informatique )
    . De développer une compétence transnationale entre les différents
      hôpitaux partenaires en partageant les expériences et les décisions en
      cours sur le processus propre à chaque hôpital du dossier informatique
      du patient.
    . D'élargir le Dossier transnational informatisé à d'autres partenaires
      hospitaliers si besoin est.

5.    Poursuite, pérennisation de la coopération

Les infrastructures et outils informatiques mis en ?uvre  durant  ce  projet
peuvent  être  réutilisés  sans  problème  pour  de  nouveaux  projets   que
décideraient de lancer les 4 partenaires.

6.    Annexes

6.1.  Cahier des charges relatif à l'Etude sécurité

C.f. site web : www.hospitalcooperation.com/INTERREG/sections/communication

6.2.  Synthèse de l'Etude sécurité

C.f. rapport de la sociét SCHEDIR sur le site web :
www.hospitalcooperation.com/INTERREG/sections/communication

6.3.  Schéma technique du site collaboratif

[pic]


6.4.  Manuel utilisateur du site collaboratif

C.f. site web : www.hospitalcooperation.com/INTERREG/sections/communication


6.5.  Manuel utilisateur du dossier patient

C.f. site web : www.hospitalcooperation.com/INTERREG/sections/communication
         [pic]











                                INTERREG IIIB


                        Annexe au manuel utilisateur

                          du serveur transnational

                     pour l'échange de données médicales


















Rédacteur CHL : Boissart.Valerie@chl.lu
Responsable Projet INTERREG IIIB : Claude.Laedlein@chru-strasbourg.fr
juil-07

                             Table des matières




1.    Compléments au chapitre 4 : Description des fonctionnalités des
écrans       28

1.1.        La gestion des résultats d'un patient        28
      1.1.1.     La liste des résultats       28
      1.1.2.     Ajout d'un résultat    29
      1.1.3.     Modification d'un résultat   31

1.2.        Les annexes aux résultats d'un patient       32
      1.2.1.     La liste des annexes   32
      1.2.2.     Ajout d'annexes   33
      1.2.3.     Modification d'annexes       35

2.    Compléments au chapitre 7 : Sécurité de l'application   38

2.1.        Attribution des droits de consultation sur un résultat ou une
annexe       38

2.2.        Utilisation des contextes   38
      2.2.1.     Lors de la visualisation     38
      2.2.2.     Lors de l'ajout d'un résultat     38
      2.2.3.     Lors de la modification d'un résultat   39

3.    Compléments au chapitre 8 : Validation qualitative de l'application
 40

3.1.        Résultats d'un patient      40

3.2.        Ajouter un résultat    40

3.3.        Modifier un résultat   41

3.4.        Attribuer des droits de visualisation d'un résultat     41

3.5.        Liste des annexes      41

3.6.        Ajouter une annexe     42

3.7.        Modifier une annexe    42

3.8.        Attribution des droits de visualisation d'une annexe    42
1.    Compléments au chapitre 4 :

      Description des fonctionnalités des écrans

1.1.  La gestion des résultats d'un patient

    1.1.1. La liste des résultats

Pour obtenir la liste des  résultats  d'un  patient,  il  faut  cliquer  sur
l'icône représentant un dossier situé dans la liste  de  patients  résultant
de la  recherche  ou  dans  la  liste  des  3  derniers  patients  modifiés.
L'utilisateur sera alors redirigé vers la page des résultats du patient.

[pic]

[pic]
La liste des résultats comprend les résultats pour lesquels l'utilisateur  a
été spécifié comme destinataire et  les  résultats  des  contextes  auxquels
appartient l'utilisateur, pour ces derniers l'utilisateur n'aura  pas  accès
aux fichiers.

    1.1.2. Ajout d'un résultat

Pour ajouter un nouveau résultat à  un  patient,  il  faut  cliquer  sur  le
bouton «Ajouter un résultat» situé au dessus de la liste des résultats.
L'utilisateur sera redirigé vers la page pour l'ajout d'un résultat.

[pic]

La page d'ajout d'un résultat demande  le  type  de  résultat,  le  contexte
(limité  à  ceux  du  profil  de  l'utilisateur),  la   date   du   résultat
(facultative), le libellé (texte court facultatif qui remplacera le  nom  du
fichier à l'affichage du lien vers le fichier), la description éventuelle  à
joindre au fichier et bien sûr le fichier.

[pic]

La  provenance  du  résultat  est  pré-configurée   à   la   provenance   de
l'utilisateur et les contextes disponibles pour le résultat  sont  ceux  qui
sont définis dans le profil de l'utilisateur.

                                    [pic]

Une fois le formulaire encodé l'utilisateur est redirigé vers une  page  lui
permettant de définir par quels autres utilisateurs le  résultat  peut  être
consulté.

[pic]

Pour  sélectionner  plusieurs  utilisateurs,  il  faut   cliquer   sur   les
différents utilisateurs souhaités de la liste tout en maintenant  la  touche
«Ctrl» du clavier enfoncée (coin inférieur droit du clavier).
           1.1.3.      Modification d'un résultat

Pour pouvoir  modifier  un  résultat,  il  faut  en  être  le  créateur.  Si
l'utilisateur connecté est le créateur du résultat, une  icône  représentant
un crayon est située à coté du résultat. Cette icône redirige vers  la  page
de modification du résultat. La modification est possible uniquement  si  le
document du résultat n'a pas encore été lu.

[pic]

La page de modification d'un résultat est semblable à celle de l'ajout.  Les
données dans le formulaire sont celles correspondant au résultat.

Le champ fichier est laissé vide :
    . En le laissant vide, le fichier restera le même que celui déjà présent
      dans la base de données.
    . En insérant un nouveau fichier, le nouveau fichier sera chargé dans la
      base de données en remplacement de l'ancien.

Tous les champs de la page peuvent être modifiés : contexte (avec  les  même
restriction sur l'utilisateur que pour l'ajout), type de résultat,  date  de
résultat, libellé,.

[pic]

Une fois le formulaire encodé l'utilisateur est redirigé vers une  page  lui
permettant de définir par quels autres utilisateurs le  résultat  peut  être
consulté.

[pic]

Pour  sélectionner  plusieurs  utilisateurs,  il  faut   cliquer   sur   les
différents utilisateurs souhaités de la liste tout en maintenant  la  touche
«Ctrl» du clavier enfoncée (coin inférieur droit du clavier).

1.2.  Les annexes aux résultats d'un patient

    1.2.1. La liste des annexes

[pic]
La dernière  colonne  des  listes  des  résultats  contient  une  icône  qui
renseigne si le patient a ou non des annexes :
    . Le dossier «vide» signifie qu'il n'y a aucune annexe pour ce résultat.
    . Le dossier «plein» signifie qu'une (des) annexe(s)  existe(nt) pour ce
      résultat.

La page des annexes d'un résultat reprend :
    . Un rappel du patient concerné
    . Un rappel du résultat concerné
    . L'ensemble des annexes
    . La possibilité  de  créer  une  nouvelle  annexe  ou  de  modifier  et
      supprimer les annexes existantes

                                    [pic]

    1.2.2. Ajout d'annexes

Pour ajouter une nouvelle annexe à un  résultat,  il  faut  cliquer  sur  le
bouton «Ajouter une annexe» situé au dessus de la liste des annexes.
L'utilisateur sera redirigé vers la page pour l'ajout d'une annexe.

                                    [pic]
La page d'ajout d'une annexe  demande  le  type  de  résultat,  le  contexte
(limité  à  ceux  du  profil  de  l'utilisateur),  la   date   du   résultat
(facultative), le libellé (texte court facultatif qui remplacera le  nom  du
fichier à l'affichage du lien vers le fichier), la description éventuelle  à
joindre au fichier et bien sûr le fichier.

[pic]

La  provenance  du  résultat  est  pré-configurée   à   la   provenance   de
l'utilisateur et les contextes disponibles pour le résultat  sont  ceux  qui
sont définis dans le profil de l'utilisateur.

Une fois le formulaire encodé l'utilisateur est redirigé vers une  page  lui
permettant de définir par quels autres utilisateurs le  résultat  peut  être
consulté.

Pour  sélectionner  plusieurs  utilisateurs,  il  faut   cliquer   sur   les
différents utilisateurs souhaités de la liste tout en maintenant  la  touche
«Ctrl» du clavier enfoncée (coin inférieur droit du clavier).

[pic]

    1.2.3. Modification d'annexes

Pour  pouvoir  modifier  une  annexe,  il  faut  en  être  le  créateur.  Si
l'utilisateur connecté est le créateur de l'annexe, une  icône  représentant
un crayon est située à coté de l'annexe. Cette icône redirige vers  la  page
de modification de l'annexe. La modification est possible uniquement  si  le
document de l'annexe n'a pas encore été lu.

[pic]
La page de modification d'une annexe est semblable à celle de  l'ajout.  Les
données dans le formulaire sont celles correspondant à l'annexe.

[pic]

Le champ fichier est laissé vide :
    . En le laissant vide, le fichier restera le même que celui déjà présent
      dans la base de données.
    . En insérant un nouveau fichier, le nouveau fichier sera chargé dans la
      base de données en remplacement de l'ancien.

Tous les champs de la page peuvent être modifiés : contexte (avec  les  même
restriction sur l'utilisateur que pour l'ajout), type de résultat,  date  de
résultat, libellé,.


Une fois le formulaire encodé l'utilisateur est redirigé vers une  page  lui
permettant de définir par quels autres utilisateurs le  résultat  peut  être
consulté.

Pour  sélectionner  plusieurs  utilisateurs,  il  faut   cliquer   sur   les
différents utilisateurs souhaités de la liste tout en maintenant  la  touche
«Ctrl» du clavier enfoncée (coin inférieur droit du clavier).

[pic]

2.    Compléments au chapitre 7 : Sécurité de l'application

2.1.  Attribution des droits de consultation sur un résultat ou une annexe

Lors de la création ou la modification d'un résultat  ou  d'une  annexe,  le
créateur attribue à (aux) utilisateur(s) de son choix le droit d'accéder  au
contenu du résultat ou de l'annexe qu'il viens  de  créer  ou  de  modifier.
Pour pouvoir donner les droits de consulter un résultat ou une annexe  à  un
utilisateur il faut que celui-ci appartienne au  contexte  définis  pour  le
résultat ou l'annexe.

                                    [pic]

2.2.  Utilisation des contextes

Les contextes sont liés aux résultats et aux  utilisateurs  (à  travers  les
profils).  Les   contextes   définissent   les   catégories   de   résultats
(pneumologie,  néphrologie,...).  La  gestion  des   accès   aux   résultats
introduit la notion de «Contexte INTERREG» lié à l'utilisateur. Les  profils
utilisateurs du module de paramétrage gèrent les droits d'accès aux  données
et garantissent avec le module  sécurité  la  confidentialité  des  données,
c'est à dire qu'ils permettent de définir que tel utilisateur  ne  peut  que
voir tel type d'information. Par exemple un utilisateur peut avoir le  droit
de voir la liste des résultats concernant la  pneumologie,  mais  il  n'aura
pas le droit d'accéder aux données des autres spécialités.

    2.2.1. Lors de la visualisation

Lors de la visualisation, seul les résultats dont le  contexte  fait  partie
du profil de l'utilisateur sont affichés. Les résultats  pour  lesquels  les
droits de consultation ont été  attribués  à  l'utilisateur  contiennent  le
lien permettant d'accéder au résultat, les autres résultats sont  simplement
listés sans que l'utilisateur puisse accéder au résultat proprement dit.

    2.2.2. Lors de l'ajout d'un résultat

Lors de l'ajout d'un nouveau résultat, il est  demandé  à  l'utilisateur  de
préciser le  contexte  du  résultat  qu'il  encode.  Il  est  évident  qu'un
utilisateur  ne  peut  ajouter  de  résultats   que   dans   les   contextes
correspondant à son profil, c'est pour cela que les contextes proposés  sont
uniquement ceux correspondant à son profil.

                                    [pic]

Il  est  ensuite  demandé  à  l'utilisateur  de  définir  les   utilisateurs
destinataires du résultat, la liste des utilisateurs proposés sera la  liste
de tous les utilisateurs dont  le  profil  permet  l'accès  au  contexte  du
résultat. Il sera ainsi impossible de  mettre  un  utilisateur  n'ayant  pas
l'accès  au  contexte  pneumologie  comme  destinataire  d'un  résultat   du
contexte pneumologie.

    2.2.3. Lors de la modification d'un résultat

L'utilisateur est limité pour les contextes qu'il peut donner aux  résultats
aux contextes de son profil pour l'ajout, ainsi que pour la modification.

                                    [pic]

Il est ensuite possible  pour  l'utilisateur  de  définir  les  utilisateurs
destinataires du résultat, la  liste  des  utilisateurs  proposés  sera  ici
aussi la liste de tous les utilisateurs dont le  profil  permet  l'accès  au
contexte du résultat.
3.    Compléments au chapitre 8 : Validation qualitative de l'application

3.1.  Résultats d'un patient


Résultats d'un patient donné

|Fonctionnalités    |Tests effectués           |Résultats                 |Tes|
|                   |                          |                          |t  |
|Ajout d'un résultat|Clic sur "ajouter un      |Redirection vers la page  |Ok |
|                   |résultat"                 |pour ajouter un résultat  |   |
|Modification d'un  |Clic sur l'icône          |Redirection vers la page  |   |
|résultat           |représentant un crayon    |pour modifier un résultat |Ok |
|                   |                          |(si créateur du résultat  |   |
|                   |                          |et résultat non lu)       |   |
|Suppression d'un   |Clic sur la petite croix  |Après confirmation de     |Ok |
|résultat           |rouge du résultat         |l'utilisateur le résultat |   |
|                   |                          |est supprimé (si créateur |   |
|                   |                          |du résultat et résultat   |   |
|                   |                          |non lu)                   |   |
|Accéder au document|Avec un utilisateur       |Affichage du résultat sans|Ok |
|du résultat        |appartenant au contexte du|lien pour voir le document|   |
|                   |résultat                  |                          |   |
|                   |                          |                          |   |
|                   |Avec un utilisateur       |Aucun affichage de        |   |
|                   |n'appartenant pas au      |résultat                  |   |
|                   |contexte du résultat      |                          |   |
|                   |Avec un utilisateur que le|Affichage du résultat avec|Ok |
|                   |créateur a désigné comme  |le lien pour voir le      |   |
|                   |destinataire du document  |document                  |   |
|                   |Accès à un fichier zip    |Affichage d'une page web  |Ok |
|                   |                          |contenant le contenu du   |   |
|                   |                          |zip décompressé           |   |
|                   |Accès à un  zip avant son |Affichage d'un message    |Ok |
|                   |traitement                |demandant de patienter    |   |
|                   |                          |pendant le traitement     |   |
|Accès aux forums   |Clic sur le lien du forum |Redirection vers la page  |Ok |
|                   |que l'on veut accéder     |du forum correspondant    |   |
|Accès aux annexes  |Clic sur l'image          |Redirection vers la page  |Ok |
|                   |représentant un dossier   |des annexes du résultat   |   |
|                   |vide                      |"sans annexe              |   |
|                   |Clic sur l'image          |Redirection vers la page  |Ok |
|                   |représentant un dossier   |des annexes du résultat   |   |
|                   |rempli                    |«avec annexe»             |   |

3.2.  Ajouter un résultat

|Fonctionnalités    |Tests effectués           |Résultats                 |Tes|
|                   |                          |                          |t  |
|Annulation         |Clic sur le bouton annuler|Retour à la page des      |Ok |
|                   |                          |résultats du patient      |   |
|Ajout des résultats|Apres avoir rempli le     |Ajout du résultat et      |Ok |
|                   |formulaire Clic sur       |redirection vers page     |   |
|                   |«médecins destinataires»  |d'attribution des droits  |   |
|                   |                          |de visualisation du       |   |
|                   |                          |résultat                  |   |

3.3.  Modifier un résultat

|Fonctionnalités    |Tests effectués           |Résultats                 |Tes|
|                   |                          |                          |t  |
|Annulation         |Clic sur le bouton annuler|Retour à la page des      |Ok |
|                   |                          |résultats du patient      |   |
|Modification du    |Remplir le formulaire et  |Le résultat est modifié   |Ok |
|résultat           |laisser le champ du       |sans que le fichier ne    |   |
|                   |fichier vide et Clic sur  |change et l'utilisateur   |   |
|                   |«médecins destinataires»  |est redirigé vers page    |   |
|                   |                          |d'attribution des droits  |   |
|                   |                          |de visualisation du       |   |
|                   |                          |résultat                  |   |
|                   |Remplir le formulaire et  |Le résultat est modifié   |Ok |
|                   |remplir le champ du       |(fichier compris) et      |   |
|                   |fichier et Clic sur       |l'utilisateur est redirigé|   |
|                   |modifier                  |vers la page d'attribution|   |
|                   |                          |des droits de             |   |
|                   |                          |visualisation du résultat |   |

3.4.  Attribution des droits de visualisation d'un résultat

|Fonctionnalités    |Tests effectués           |Résultats                 |Tes|
|                   |                          |                          |t  |
|Retour à la liste  |Cliquer sur «Retour à la  |Retour à la page de liste |Ok |
|des résultats      |liste des résultats»      |des résultats             |   |
|Sauvegarde des     |Cliquer sur «enregistrer» |Enregistrement des droits |Ok |
|droits             |                          |de visualisation du       |   |
|                   |                          |résultat et redirection   |   |
|                   |                          |vers la page de liste des |   |
|                   |                          |résultats                 |   |

3.5.  Liste des annexes

|Fonctionnalités    |Tests effectués           |Résultats                 |Tes|
|                   |                          |                          |t  |
|Ajout d'une annexe |Clic sur "ajouter une     |Redirection vers la page  |Ok |
|                   |annexe"                   |pour ajouter une annexe   |   |
|Modification d'une |Clic sur l'icône          |Redirection vers la page  |   |
|annexe             |représentant un crayon    |pour modifier une annexe  |Ok |
|                   |                          |(si créateur de l'annexe  |   |
|                   |                          |et si non lue)            |   |
|Suppression d'une  |Clic sur la petite croix  |Après confirmation de     |Ok |
|annexe             |rouge de l'annexe         |l'utilisateur l'annexe est|   |
|                   |                          |supprimée (si créateur de |   |
|                   |                          |l'annexe et si non lue)   |   |
|Accéder au document|Avec un utilisateur       |Affichage du résultat sans|Ok |
|de l'annexe        |appartenant au contexte du|lien pour voir le document|   |
|                   |résultat                  |                          |   |
|                   |                          |                          |   |
|                   |Avec un utilisateur       |Aucun affichage de        |Ok |
|                   |n'appartenant pas au      |résultat                  |   |
|                   |contexte du résultat      |                          |   |
|                   |Avec un utilisateur que le|Affichage du résultat avec|Ok |
|                   |créateur a désigné comme  |le lien pour voir le      |   |
|                   |destinataire du document  |document                  |   |

3.6.  Ajouter une annexe


|Fonctionnalités    |Tests effectués           |Résultats                 |Tes|
|                   |                          |                          |t  |
|Annulation         |Clic sur le bouton annuler|Retour à la page de la    |Ok |
|                   |                          |liste des annexes         |   |
|Ajout de l'annexe  |Apres avoir rempli le     |Ajout de l'annexe et      |Ok |
|                   |formulaire Clic sur       |redirection vers la page  |   |
|                   |«médecins destinataires»  |d'attribution des droits  |   |
|                   |                          |de visualisation de       |   |
|                   |                          |l'annexe                  |   |

3.7.  Modifier une annexe

|Fonctionnalités    |Tests effectués           |Résultats                 |Tes|
|                   |                          |                          |t  |
|Annulation         |Clic sur le bouton annuler|Retour à la page de liste |Ok |
|                   |                          |des annexes               |   |
|Modification de    |Remplir le formulaire et  |L'annexe est modifiée sans|Ok |
|l'annexe           |laisser le champ du       |que le fichier ne change  |   |
|                   |fichier vide et Clic sur  |et l'utilisateur est      |   |
|                   |«médecins destinataires»  |redirigé vers lapage      |   |
|                   |                          |d'attribution des droits  |   |
|                   |                          |de visualisation de       |   |
|                   |                          |l'annexe                  |   |
|                   |Remplir le formulaire et  |L'annexe est modifiée     |Ok |
|                   |remplissant le champ du   |(fichier compris) et      |   |
|                   |fichier et Clic sur       |l'utilisateur est redirigé|   |
|                   |modifier                  |vers la page d'attribution|   |
|                   |                          |des droits de             |   |
|                   |                          |visualisation de l'annexe |   |

3.8.  Attribution des droits de visualisation d'une annexe

|Fonctionnalités    |Tests effectués           |Résultats                 |Tes|
|                   |                          |                          |t  |
|Retour à la liste  |Cliquer sur «Retour à la  |Retour à la page de liste |Ok |
|des annexes        |liste des annexes»        |des annexes               |   |
|Sauvegarde des     |Cliquer sur «enregistrer» |Enregistrement des droits |Ok |
|droits             |                          |de visualisation de       |   |
|                   |                          |l'annexe et redirection   |   |
|                   |                          |vers la page de liste des |   |
|                   |                          |annexes                   |   |




















                                 Psychiatrie
[pic]











                                INTERREG IIIB


                     Rapport final du Groupe Psychiatrie

                                  Projet :
 Réinsertion socioprofessionnelle des patients schizophrènes : développement
          de méthodes d'évaluation et de prise en charge cognitive










                             Table des matières




1.    Objectifs fixés   49

1.1.  Contexte scientifique        49

1.2.  Méthodes    50

1.3.  Les partenaire    50

2.    Organisation pratique du travail        50

3.    Actions n'ayant pas encore été menées   52

4.    Actions entreprises et favorisées par la coopération    52

5.    Perspectives      54
Responsables du projet :

Jean-Marie DANION
Professeur des Universités - Praticien Hospitalier
Chef du Service  de  Psychiatrie  I  et  Directeur  de  l'unité  INSERM  666
«Physiopathologie  Clinique et Expérimentale de la Schizophrénie»
Clinique Psychiatrique - Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

Charles PULL
Chef du Service de Psychiatrie Adultes
Centre Hospitalier de Luxembourg

Martial VAN DER LINDEN
Professeur à la Faculté de Psychologie et des  Sciences  de  l'Education  de
Liège
Directeur du Secteur de Psychopathologie Cognitive


Collaborateurs :

Charlotte BONNEFOND
Neuropsychologue
Clinique Psychiatrique - Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

Frank LAROI
Docteur en Psychologie
Unité de Psychopathologie Cognitive, département des Sciences Cognitives  de
l'Université de Liège

Isabelle OFFERLIN-MEYER
Neuropsychologue
Clinique Psychiatrique - Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

Karin REINARD
Neuropsychologue
Centre Hospitalier de Luxembourg - Service de Psychiatrie Adultes

Lizzie SEVEN
Psychologue
Centre Hospitalier de Luxembourg - Service de Psychiatrie Adultes

Marie-Noëlle LEVAUX
Doctorante
Unité de Psychopathologie Cognitive, Université de  Liège  et  Unité  INSERM
666, Strasbourg.
1.    Objectifs fixés

L'objectif  premier  de  ce  projet  était  d'évaluer  d'une  manière  aussi
objective et détaillée que possible les capacités de réinsertion sociale  et
professionnelle des patients schizophrènes. Outre les examens  psychiatrique
et neurologique traditionnels, cette évaluation comporte également un  bilan
des  fonctions  cognitives  (mémoire,   attention,   fonctions   exécutives,
perception) ainsi qu'une évaluation plus écologique.

La démarche se veut  donc  pluridisciplinaire,  et  complète  les  approches
cliniques traditionnelles par des  approches  fondées  sur  des  évaluations
standardisées et normées. Il s'agit en particulier d'établir l'existence  de
liens  spécifiques  entre  l'atteinte  de  certains   processus   cognitifs,
sociaux,  émotionnels  et  certains  aspects  de  l'insertion   sociale   et
professionnelle.

Le second objectif du projet consiste à mettre au point et à  appliquer  des
méthodes   de   remédiation   cognitive   qui   exploitent   les    facteurs
d'optimisation et  les  capacités  préservées  mises  en  évidence  par  les
évaluations et ce, afin de permettre aux patients de s'adapter au mieux  aux
contraintes  qui  sont  les  leurs,  tant   dans   leur   vie   personnelle,
professionnelle, que sociale.

En outre, il s'agit de mettre à profit les expertises complémentaires des  3
villes (Liège, Luxembourg  et  Strasbourg)  dans  le  domaine  des  troubles
cognitifs  de  la  schizophrénie  et  dans  celui  de  la   neuropsychologie
cognitive des patients porteurs de lésions cérébrales.


1.1.  Contexte scientifique

Il est aujourd'hui bien établi que les patients  atteints  de  schizophrénie
ont des troubles des fonctions cognitives, notamment de l'attention,  de  la
mémoire de travail, de la mémoire à long terme et des fonctions exécutives.

Ces  troubles  sont  fortement  corrélés  aux  perturbations   de   la   vie
quotidienne et de l'insertion sociale et professionnelle, perturbations  qui
sont l'une des caractéristiques majeures du  handicap  psychique  lié  à  la
schizophrénie. Seuls 10 à 20% des patients  souffrant  de  cette  pathologie
ont un emploi et ceux qui en avaient un avant le début  de  la  maladie,  le
perdent fréquemment ou éprouvent de grandes difficultés à le garder  lorsque
la maladie est installée (revue in McGurk & Muser, 2004).

Au-delà  de  la  meilleure  connaissance  de  la  physiopathologie   de   la
schizophrénie,  ce  projet  doit  contribuer  à   améliorer   la   condition
personnelle et sociale de ces patients.

1.2.  Méthodes

    . Les méthodes utilisées sont celles de la neuropsychologie cognitive
    .  Définition  et  rédaction  d'un  cahier  des  charges  des  missions,
      objectifs, actions, moyens et résultats
    .  Rédaction  des  protocoles  de  prises  en  charge  cognitive  et  de
      réinsertion socioprofessionnelle
    . Rédaction de contrat de rééducation en accord avec le patient
    . Mise en place d'un site Internet (www.hospitalcooperation.com)
    .  Réunions  entre  les  partenaires  pouvant  prendre   la   forme   de
      visioconférences, séminaires, conférences et/ou rencontres sur site


1.3.  Les partenaires

    . Le Service de Psychiatrie I des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg,
    . Le Service de Psychiatrie du Centre Hospitalier de Luxembourg,
    . Le Secteur de Psychopathologie Cognitive de l'Université de Liège
    . asbl Réflexions, Liège
    . Institut Neuro-psychiatrique La Clairière, Bertrix, Belgique
    . L'Unité INSERM 666, Strasbourg
    . Hôpital Psychiatrique Notre Dame, Waremme, Belgique
    . L'Association Route Nouvelle Alsace (CAT - AP - SIMOT), Strasbourg
    . L'UNAFAM (Union Nationale des Amis et Familles  de  Malades  Mentaux),
      Strasbourg
    . A.T.P. a.s.b.l., Association d'aide par le travail thérapeutique  pour
      personnes psychotiques, Walferdange, Luxembourg
    . Centre de revalidation  neuropsychologique,  Cliniques  universitaires
      St. Luc, Bruxelles, Belgique
    . Unité de Psychopathologie et Neuropsychologie Cognitive, Université de
      Genève, Suisse


2.    Organisation pratique du travail

Première phase

Ce travail s'adresse à des patients répondant aux critères diagnostiques  du
DSM    IV    (schizophrénie,    troubles    schizophréniformes,     troubles
schizoaffectifs)  pris  en  charge  par  des   structures   de   réinsertion
professionnelle  (correspondant  à  trois  niveaux  différents   d'insertion
professionnelle).

La première phase a consisté, après revue de la  littérature,  à  mettre  au
point un bilan cognitif répondant à  un  cahier  des  charges  préalablement
établi, dont les exigences étaient les suivantes :

    . Approche fondée sur des évaluations standardisées et normées,
    . Disposer de normes étendues,
    . Permettre le calcul d'indices de performances à partir desquels
      caractériser un trouble,
    . Disposer d'épreuves non multi-déterminées,
    . Existence de formes parallèles et de différentes versions
      linguistiques,
    . Disposer d'épreuves écologiques en plus d'épreuves dites de
      laboratoire.

Seconde phase

Elle a consisté à effectuer un examen  préalable  de  faisabilité  du  bilan
cognitif afin de vérifier sa pertinence en termes de temps de  passation  (2
séances d'évaluation de 90 minutes chacune), ainsi que la pertinence  et  la
sensibilité des outils d'évaluation retenus.
Cette  faisabilité  a  débouché  sur  le  réajustement  du   bilan   et   le
remplacement de l'une ou l'autre épreuve insuffisamment sensible.  Le  bilan
a ensuite été administré de manière systématique.

Troisième phase

Elle a consisté à réaliser le bilan  de  l'ensemble  des  bilans  recueillis
afin de pouvoir dégager le profil cognitif observé dans l'ensemble de  notre
population actuelle (39 patients issus de milieux d'insertion  différents  -
CAT et AP). Le profil cognitif majoritairement observé est le suivant :

    . 92% des patients évalués présentent des troubles mnésiques
    . 97% d'entre eux présentent des troubles exécutifs
    . 45% ont des troubles de l'attention divisée

Le profil cognitif le plus fréquent consistant en une association de
troubles exécutifs et mnésiques observée chez 90% des patients évalués.

Quatrième phase

En parallèle du travail de recrutement de la population et de  l'évaluation,
des remédiations cognitives adaptées au profil cognitif et aux souhaits  des
patients et visant à améliorer le handicap psychique des  patients  ont  été
mises en place.

Il  s'agit  de  construire,  en  référence  à  un  modèle  théorique  de  la
cognition, une remédiation «sur mesure» tenant  compte  du  profil  cognitif
propre à chaque patient. Dans un premier  temps,  il  convient  d'identifier
quelles sont les fonctions cognitives perturbées et quelles sont celles  qui
sont préservées, d'analyser ensuite les processus cognitifs  impliqués  dans
les  situations  professionnelles  pour  lesquelles  le   patient   est   en
difficulté et,  après  mis  en  perspective  ces  deux  séries  de  données,
d'élaborer des interventions spécifiques de remédiation.
Chaque  remédiation  a  fait  l'objet  d'une  visioconférence  au  cours  de
laquelle le projet particulier  a  été  analysé  et  discuté  avec  l'équipe
experte de Liège.

3.    Actions n'ayant pas encore été menées

Evaluation des patients évoluant en milieu de travail ordinaire.  L'accès  à
ces patients étant beaucoup plus difficile que cela n'est le  cas  pour  les
autres, cette phase du travail  débute  actuellement,  alors  que  tous  les
critères sont absolument définis.

4.    Actions entreprises et favorisées par la coopération

Actuellement, une cinquantaine de patients (population des CAT, AP,  Hôpital
de Jour, milieu de travail  semi  ordinaire  et  post  hospitalisation)  ont
participé à cette étude. Six  revalidations  sont  achevées  à  ce  jour  et
d'autres patients sont retenus pour un projet de remédiation cognitive.  Les
critères qui prévalent à retenir les patients pour la remédiation  sont  les
suivants :

    . Une stabilisation de la pathologie
    . La conscience qu'ils peuvent avoir de  leur  pathologie  et  de  leurs
      difficultés cognitives
    . Leur motivation et leur capacité à s'inscrire dans un projet

Le site créé dans le cadre de ce réseau est régulièrement mis à jour.

Quatre de ces travaux ont donné lieu à communication orale et à  publication
(voir en annexe).

  Plus-value de cette collaboration - De l'apport de chacun des partenaires

Strasbourg : Présentation et niveau d'expertise

Le Service de  Psychiatrie  I  des  Hôpitaux  Universitaires  de  Strasbourg
consacre une partie importante de  son  activité  clinique  à  la  prise  en
charge des patients  schizophrènes.  Ce  Service  a  développé  une  étroite
collaboration avec l' «Association Route Nouvelle  Alsace»  (Président :  Pr
Léonard  Singer),  structure  ayant  vocation  de  réinsérer  les   patients
schizophrènes sur les plans social et professionnel.
Cette structure prend en  charge  une  centaine  de  patients  schizophrènes
stabilisés et comprend trois structures de  réinsertion,  un  Centre  d'Aide
par le Travail (CAT), un Atelier Protégé (AP) et un Service  d'Insertion  en
Milieu Ordinaire de Travail (SIMOT), offrant aux patients trois  niveaux  de
réinsertion croissants. En outre, elle offre de nombreuses  possibilités  de
réinsertion sociale,  notamment  à  travers  des  appartements  associatifs.
Cette structure comprend également une maison  de  retraite  pour  personnes
schizophrènes âgées.

Le Service de  Psychiatrie  I  des  Hôpitaux  Universitaires  de  Strasbourg
consacre l'essentiel de son activité de recherche  à  l'étude  des  troubles
cognitifs de la schizophrénie, au  rôle  de  ceux-ci  dans  la  désinsertion
sociale et professionnelle qui caractérise la  maladie,  et  aux  moyens  de
pallier  ces  troubles  cognitifs  pour  améliorer  la  réinsertion.   Cette
activité est
développée  en  lien  étroit  avec  l'unité  INSERM  666   «Physiopathologie
Clinique et Expérimentale  de  la  Schizophrénie»  (Directeur :  Pr  J-Marie
Danion),  une  structure  de  recherche  qui  comprend  une   trentaine   de
personnes, chercheurs, enseignants-chercheurs, personnels administratifs  et
techniques. De même que le Service de Psychiatrie I,  l'unité  INSERM  a  un
large accès aux patients pris en charge par l' «Association  Route  Nouvelle
Alsace».

Les partenaires strasbourgeois, à travers leur choix de consacrer une  large
part de leur activité de soins et de  recherche  aux  patients  atteints  de
schizophrénie, ont acquis une expertise  spécifique  dans  les  domaines  de
la :

    . Neuropsychologie cognitive de la schizophrénie
    . Réinsertion sociale et professionnelle


Liège : Présentation et niveau d'expertise

Le Service  de  Psychopathologie  Cognitive  de  l'Université  de  Liège  se
compose   de   12   personnes,   enseignants,   chercheurs,   et   personnel
administratif.  Ses  activités  de   recherche   à   caractère   fondamental
concernent  l'étude  des  dysfonctionnements  de  la  cognition  (biais   et
déficits)   qui   accompagnent   les   états    psychopathologiques.    Plus
spécifiquement,   grâce   à    une    meilleure    connaissance    de    ces
dysfonctionnements cognitifs, la psychopathologie cognitive a pour  ambition
: De mieux comprendre les états psychopathologiques en tant que  tels  ainsi
que  leurs  soubassements  cérébraux ;  de   contribuer   au   progrès   des
connaissances sur  le  fonctionnement  cognitif  normal  (langage,  mémoire,
fonctions exécutives, perception, attention), notamment dans  ses  relations
avec la conscience, le  "self",  l'émotion,  le  contrôle  de  l'action,  la
personnalité, et la communication interpersonnelle ;  et  de  développer  de
nouvelles méthodes thérapeutiques.

A  côté  de  ces  recherches  à  caractère  fondamental,   le   Service   de
Psychopathologie Cognitive de l'Université de Liège est également  fortement
impliqué dans des recherches à caractère  clinique.  Ces  travaux  visent  à
élaborer des outils  d'évaluation  des  troubles  cognitifs  et  émotionnels
ayant  une  pertinence  à  la  fois  théorique  et  écologique   (permettant
d'évaluer les activités de la vie quotidienne) ; ils ont également pour  but
de mettre au point des stratégies de revalidation  permettant  aux  patients
une réinsertion familiale, professionnelle, et sociale optimale.
A ce titre, le Service de Psychopathologie Cognitive  collabore  étroitement
avec l'Unité de Revalidation Neuropsychologique  du  Centre  Hospitalier  de
Liège, et a directement contribué à la mise en place  d'un  Centre  de  Jour
pour patients Alzheimer à un stade débutant, dont l'objectif  est  notamment
d'optimiser le fonctionnement des  patients  dans  la  vie  quotidienne,  en
exploitant   leurs   capacités   préservées,   ainsi   que   les    facteurs
d'optimisation qui ont été identifiés lors de l'examen neuropsychologique.
En outre, le service de Psychopathologie Cognitive dispose  d'une  structure
(le Centre d'évaluation et  de  Prise  en  Charge  Cognitive  pour  patients
atteints de schizophrénie, Policlinique Universitaire Centre  Ville  «Lucien
Brull») qui comporte des salles permettant la  mise  en  place  de  diverses
activités de la vie quotidienne (cuisine,  atelier,  etc.),  ainsi  que  des
bureaux individuels d'évaluation et de remédiation.
En résumé, les partenaires liégeois  ont acquis une expertise dans :

    . L'évaluation et l'interprétation théorique des déficits  cognitifs  et
      émotionnels (neuropsychologie cognitive et affective)
    . L'analyse des répercussions de ces déficits sur les  activités  de  la
      vie  quotidienne,  ainsi  que  sur  les   activités   professionnelles
      (neuropsychologie de la vie quotidienne)
    . La mise en place de stratégies de revalidation et dans la  réinsertion
      socioprofessionnelle des  patients  avec  des  troubles  cognitifs  et
      émotionnels (neuropsychologie rééducative)

Luxembourg : Présentation et niveau d'expertise

Les domaines de recherche  du  Service  de  Psychiatrie  Ambulatoire  et  de
Liaison (Chef de service : Prof. Ch. Pull) sont les suivants :  Méthodologie
de la recherche psychiatrique, fidélité inter juges des évaluations  et  des
diagnostics,  classifications  psychiatriques,  études  sur  les   pratiques
diagnostiques en psychiatrie, épidémiologie de l'anxiété,  des  troubles  de
la personnalité, de la toxicomanie,  sur  l'association  entre  handicap  et
troubles mentaux.

L'essentiel du travail de recherche, indissociable de  l'activité  clinique,
thérapeutique et d'enseignement, est structuré autour  de  lignes  de  force
telles que :

         . La méthodologie de la recherche psychiatrique
         . La psychopathologie quantitative
         . Les critères diagnostiques
         . Les classifications psychiatriques
         . Le handicap lié aux troubles mentaux et son évolution
         . L'épidémiologie psychiatrique

Les partenaires luxembourgeois, à travers leurs domaines de recherches,  ont
acquis  une  expertise  spécifique   dans   le   domaine   de   l'évaluation
psychopathologique et clinique.

5.    Perspectives

 . Poursuite :
         . Réseaux de coopération
         . Présentations et publications scientifiques
         . Présentations auprès des cliniciens
         . Élaboration de programmes d'intervention sur d'autres
           problématiques en lien avec la réinsertion socioprofessionnelle
           des patients schizophrènes (planification, cognition sociale,
           apathie.)

 . Identifier les caractéristiques des patients qui tirent un bénéfice d'une
   prise en charge cognitive

 . Élargissement du réseau des compétences scientifiques

                                   ANNEXE

Communications orales :

Laroi, F., & Offerlin-Meyer, I. Mémoire de travail et schizophrénie :  prise
en charge. Forum de la Société de Neuropsychologie de Langue  Française,  29
novembre, 2006, Paris, France. Présentation conjointe.

Laroi,  F.  Revalidation  cognitive  et  schizophrénie.  Cycle   annuel   de
conférences  de  l'Hôpital  Psychiatrique  Saint-Jean-de-Dieu,  8  novembre,
2006, Belgique.

Laroi, F.  Présentation  du  projet  INTERREG  IIIb.  Cognitive  Remediation
Experts Workshop, 15 septembre, 2006, Londres, Royaume-Uni.

Laroi, F., Offerlin-Meyer, I., Van der Linden, & Fonteneau, B.  Revalidation
cognitive des activités de la vie quotidienne dans la schizophrénie :  étude
de  cas.  Meeting  annuel  de  la  Société  de  Neuropsychologie  de  Langue
Française, 20 mai, 2006, Bruxelles, Belgique.

Laroi, F. Cognitive remediation and schizophrenia. Journée d'études  sur  la
schizophrénie, 12 mai, 2006, Liège, Belgique.

Laroi, F. Revalidation cognitive et schizophrénie. Meeting  Régional  de  la
Belgian College of Neuropsychopharmacology  and  Biological  Psychiatry,  29
avril, 2006, Liège, Belgique.

Van der Linden, M. La psychopathologie cognitive: concepts et  applications.
Meeting Régional  de  la  Belgian  College  of  Neuropsychopharmacology  and
Biological Psychiatry, 29 avril, 2006, Liège, Belgique.

Laroi, F., Van der Linden,  Fonteneau,  B.  An  everyday  life  approach  to
cognitive  remediation  in  schizophrenia:  A  single-case  study.  Biennial
Winter Workshop on Schizophrenia, 9 février, 2006, Davos, Suisse.

Laroi, F., Levaux, M.-N., Van der Linden, M., Offerlin-Meyer, I., & Danion,
J.-M. (2007). Cognitive remediation of working memory deficits in
schizophrenia: A single-case study. Cognitive Remediation in Psychiatry, 1
juin, New York, Etats-Unis.

Laroi, F. Remédiation cognitive et  schizophrénie.  Journée  de  la  Société
Royale de Médecine Mentale Belge, 18 juin, 2005, Luxembourg.

Offerlin-Meyer, I. «An everyday life approach to  cognitive  remediation  in
Schizophrenia -  The  INTERREG  IIIB  European  Program»  Symposium  sur  la
schizophrénie réalisé sous l'égide de Neurex (réseau européen dans le  champ
des neurosciences. Universités impliquées : Strasbourg - Bâle  -  Fribourg),
Novembre 2005.

Offerlin-Meyer, I.,  Bonnefond,  Ch.  Réinsertion  socioprofessionnelle  des
patients schizophrènes : de l'évaluation  à  la  remédiation.  Rencontre  au
Centre Hospitalier Albert Chenevier, 30 novembre 2006, Créteil, France.
Organisations de journées d'études autour du projet pour professionnels
travaillant dans le domaine de la schizophrénie

Strasbourg :     Séminaire du 22 septembre 2005
Liège :     Conférence sur la schizophrénie, 12 mai 2005


Publications

Laroi,  F.,  &  Van  der  Linden,  M.  (2006).  Revalidation  cognitive   et
schizophrénie : Pour une approche  centrée  sur  les  activités  de  la  vie
quotidienne. Neurone, 11, 304-307.

Offerlin-Meyer, I., Laroi, F., Van der Linden, M., & Danion, J.M. (sous
presse). Mémoire de travail et schizophrénie : prise en charge. In :
Evaluation et rééducation des troubles de la mémoire de travail, Ghislaine
Aubin, Françoise Coyette, Pascale Pradat-Diehl & Claire Vallat (Eds).
Solal : Marseille.

Offerlin-Meyer, I. (sous presse). Apports de la revalidation cognitive  dans
la schizophrénie. Les Objectifs FMC en Psychiatrie.

Fonteneau, B., Laroi, F., Van der Linden, M., Offerlin-Meyer, I., &  Danion,
J.M. (en préparation). The effects of a cognitive  rehabilitation  on  daily
functioning in schizophrenia: Two single-case studies.

Levaux, M.N., Laroi, F., Van der Linden, M.,  Vezzaro,  J.,  Offerlin-Meyer,
I., & Danion,  J.M.  (en  préparation).  Cognitive  remediation  of  working
memory deficits in schizophrenia: a single-case study.

Laroi, F.,  &  Van  der  Linden,  M.  (soumis).  Revalidation  cognitive  et
schizophrénie : pour une approche  centrée  sur  les  activités  de  la  vie
quotidienne. La Lettre du Psychiatre.

Offerlin-Meyer, I. & Jean-Marie Danion (soumis). Mémoire épisodique dans  la
schizophrénie :  illustration  d'une  prise   en   charge   en   remédiation
cognitive. La Lettre du Psychiatre.




















                             Thérapie cellulaire
[pic]











                                INTERREG IIIB


                 Rapport final du Groupe Thérapie Cellulaire








                             Table des matières




1.    Situation dans les 3 centres (juillet 2007)        62

2.    Echange de procédures de transformation / congélation / conservation
/

      décongélation des greffons de cellules souches hématopoïétiques et

      modalités de contrôle de qualité        62

3.    Développement d'un programme d'assurance qualité pour une banque de
sang

      de cordon, en vue d'une accréditation, pour le réseau FACT-netcord
 63

4.    Harmonisation des techniques de sélection positive des cellules
souches

      hématopoïétiques autologues par immunosélection par AC 133    64

5.    Harmonisation des techniques de déplétion par immunosélection CD8 de

      lymphocytes allogéniques, en vue d'une immunothérapie adoptive
64

6.    Développement des méthodes de sélection, d'expansion et de
différentiation

      in vitro de cellules souches mésenchymateuses      64

7.    Développement de techniques de différentiation et de priming de
cellules

      dendritiques ex vivo   64

8.    Mise au point de la procédure de séparation et d'isolement des îlots
de Langerhans

      à partir de pancréas humains, en vue de traitement du diabète de type
I,

      par thérapie cellulaire      65

9.    Echange de procédures d'érythraphérèse       66

10.   Facilitation des échanges entre les trois centres de thérapie
cellulaire   66

11.   Evaluation de l'intérêt des photophérèses dans le traitement de la
maladie

      du greffon contre l'hôte     66

12.   Développement de la thérapie cellulaire à orientation cardiaque
67
1.    Situation dans les 3 centres (juillet 2007)

|                  |Liège             |Strasbourg        |Luxembourg        |
|Institution       |Laboratoire de    |Département       |                  |
|                  |Thérapie          |d'Hématologie et  |                  |
|                  |Cellulaire et     |d'Oncologie       |                  |
|                  |Génique           |                  |                  |
|                  |Centre Hospitalier|Hôptiaux          |Centre Hospitalier|
|                  |Universitaire de  |Universitaires de |de Luxembourg     |
|                  |Liège             |Strasbourg        |                  |
|Laboratoire équipé|Novembre 2002     |Février 2005      |                  |
|d'une salle       |                  |                  |                  |
|blanche           |                  |                  |                  |
|                  |                  |                  |                  |
|                  |                  |                  |Techniques        |
|                  |                  |                  |limitées, pour    |
|                  |                  |                  |l'instant, aux    |
|                  |                  |                  |autogreffes de    |
|                  |                  |                  |cellules souches  |
|                  |                  |                  |hématopoïétiques  |
|Banque de sang de |Oui               |Oui               |                  |
|cordon            |                  |(allogreffes      |                  |
|                  |                  |familiales        |                  |
|                  |                  |uniquement)       |                  |
|Certification     |Banque de sang de |AFSSAPS : 2005    |                  |
|nationale         |cordon : Mars 2005|                  |                  |
|Certification     |Banque de sang de |Non               |                  |
|internationale    |cordon : 30       |                  |                  |
|FACT-Netcord (1)  |septembre 2005    |                  |                  |
|Certification     |Dossier soumis, en|Soumission du     |                  |
|internationale    |attente de        |dossier prévue    |                  |
|JACIE (2)         |certification     |début 2008        |                  |
|Thérapie          |Possibilités de   |Elaboration d'un  |Première étude    |
|cellulaire        |développement à   |protocole d'études|publiée (3)       |
|cardiologique     |explorer          |pour un début     |                  |
|                  |                  |prévu en 2008     |                  |

(1)   FACT-Netcord: Foundation for the Accreditation of Hematopoietic
  Cell Therapy.
(2)   JACIE: The Joint Accreditation Committee of the International
  Society for Cellular Therapy (ISCT) and the European Group for Blood
  and Marrow Transplantation (EBMT).
(3)   Lebrun F, Berchem G, Delagardelle C et al., Improvement of
  exercise-induced cardiac deformation after cell therapy for severe
  chronic ischemic heart failure, J.Card Fail., 2006, 12 : 108-113.

2.    Echange de procédures de transformation / congélation / conservation
    / décongélation des greffons de cellules souches hématopoïétiques et
    modalités de contrôle de qualité

    (SECTION III - 1 DU PROGRAMME)


Liège et Strasbourg ont procédé à un échange de procédures  standard  et  de
pratiques en rapport avec le  fonctionnement  général  et  la  gestion  d'un
laboratoire à atmosphère contrôlée.





Les  procédures  relatives  au   prélèvement,   au   transport   et   à   la
transformation des produits  cellulaires  élaborées  à  Strasbourg  ont  été
transmises  vers  Liège  en  prévision  de  l'accréditation   JACIE   (Joint
Accreditation Committee for ISCT-EBMT, http://www.jacie.org/).


L'ensemble des procédures ci-dessus citées, y compris celles qui  concernent
le prélèvement et la greffe de sang de cordon, sont mises à  disposition  du
CH Luxembourg même, si pour l'instant, le CH Luxembourg ne pratique  pas  le
stockage  de  sang  de  cordon  ombilical  ni  d'autres  greffes   que   des
autogreffes de cellules souches hématopoïétiques.


Liège a obtenu la certification Fact-Netcord  pour  la  banque  de  sang  de
cordon  (cf.   certificat   ci-dessous).   La   demande   de   certification
internationale JACIE est en cours à Liège. Les documents fournis  par  Liège
à Strasbourg faciliteront la préparation du dossier de  certification  JACIE
qui sera demandée par Strasbourg début 2008.


Certificate of Accreditation for Cellular Therapy for the Liège  Cord  Blood
Bank obtained on September 30, 2005.



3.    Développement d'un programme d'assurance qualité pour une banque de
    sang de cordon, en vue d'une accréditation, pour le réseau FACT-Netcord
    (SECTION III - 1 DU PROGRAMME)


Strasbourg souhaite développer le  prélèvement  et  la  greffe  de  sang  de
cordon ombilical dans l'optique de greffes intrafamiliales.





Les méthodes existent à Liège, ont  été  améliorées  suite  à  l'audit  FACT
(Foundation    for    the     Accreditation     of     Cellular     Therapy,
http://www.factwebsite.org/) et la certification a été obtenue.



Les procédures ont été transmises  à  Strasbourg  sous  forme  électronique.
Elles seront éditées et rassemblées en un manuel. Le tableau  d'activité  de
collecte, transformation et greffe de chacun des  centres  est  effectué  de
façon mensuelle.




La banque de sang de cordon de Liège est  parfaitement  opérationnelle  avec
un stock de 1870 unités disponibles pour transplantation, dont 47  ont  déjà
été expédiées à l'étranger. Le nombre d'unités expédiées  dans  les  centres
de transplantation est en augmentation constante, et se situe  aux  environs
de 1 % du stock total chaque année. Les  destinations  les  plus  fréquentes
des unités expédiées sont les USA (25% des  unités),  la  France  (20 %  des
unités), L'Espagne (10% des unités), et la Belgique (10 % des unités).
    4.     Harmonisation des techniques de sélection positive des cellules
    souches hématopoïétiques autologues par immunosélection par AC 133
    (SECTION III - 2 DU PROGRAMME)


Ces méthodes ont été mises au point et  validées  à  Liège.  Les  procédures
correspondantes ont été transmises à Strasbourg et tenues à  disposition  de
Luxembourg. Ces techniques  permettront  à  Strasbourg  d'étendre  le  champ
d'application de la thérapie cellulaire à des domaines non hématologiques.




Le premier des domaines envisagés à court  terme  concerne  les  pathologies
cardiovasculaires. Un projet d'étude d'infusion  de  cellules  sélectionnées
par AC 133 dans les infarctus du  myocarde  est  en  cours  d'élaboration  à
Strasbourg.

5.    Harmonisation des techniques de déplétion par immunosélection CD8 de
    lymphocytes allogéniques, en vue d'une immunothérapie adoptive (SECTION
    III - 2 DU PROGRAMME)




Cette méthode n'est pas utilisée actuellement à Strasbourg.





Les méthodes proposée par les sociétés Eligix et Baxter, maîtrisées à  Liège
mais retirées du marché, ont été abandonnées.





Une évaluation de la méthode développée par la société Miltenyi  Biotec  est
en cours à Liège. La technique pourra, en cas de besoin, être  transférée  à
Strasbourg.


6.    Développement de méthodes de sélection, d'expansion et de
    différentiation in vitro de cellules souches mésenchymateuses (SECTION
    III - 3 DU PROGRAMME)




Une méthode de génération Une méthode  de  génération  de  cellules  souches
mésenchymateuses  est  en  cours  de  développement  à  Liège   (Madame   C.
Lechanteur), selon un protocole de l'EBMT  (European  Group  for  Blood  and
Marrow Transplantation, http://www.ebmt.org/).





Le choix des milieux de culture les mieux appropriés est en cours d'étude :


22 Pour les milieux avec sérum, une alternative à  l'irradiation  doit  être
   trouvée.


23 Un milieu sans sérum est en cours de test par l'AFSSAPS sous  couvert  de
   confidentialité concernant la composition du produit.




7.    Développement de techniques de différentiation et de priming de
    cellules dendritiques ex vivo (SECTION III - 3 DU PROGRAMME)




Un programme de recherche fondamentale INSERM  a  été  développé  de  longue
date à Strasbourg, mais sans application clinique pour l'instant.


A Liège, une étude clinique est en cours avec des  résultats  encourageants.
Des procédures tests (leukaphérèse suivie d'une élutriation sur Elutra  Cell
Separation System® puis d'une mise en culture) ont conduit à  la  production
effectives de cellules dendritiques.





Les modes opératoires ont été transmis à Strasbourg et pourront être  mis  à
disposition du CH Luxembourg selon leurs souhaits et besoins.





Strasbourg a acquis, sur financement propre, un élutriateur Cell  Separation
System®. Cet appareil permet la séparation  de  monocytes  en  circuit  clos
conformément aux exigences  réglementaires  actuelles.  Il  est  fonctionnel
depuis juin 2005.




8.    Mise au point de la procédure de séparation et d'isolement des îlots
    de Langerhans à partir de pancréas humains, en vue de traitement du
    diabète de type I, par thérapie cellulaire

    (NON INCLUS DANS LE PROGRAMME INITIAL)




Ce programme est une extension de la collaboration  à  des  pathologies  non
hématologiques ni oncologiques,  diabète  en  l'occurrence,  mais  profitera
pleinement de la collaboration qui s'est établie entre les trois centres  de
thérapie  cellulaire.  Ce  programme  suppose  l'implication   des   équipes
d'endocrinologues de chaque centre participant.





Un programme existe à Strasbourg, mais la technique impose  des  contraintes
lourdes :


36 Une logistique importante est nécessaire (impossibilité de  planifier  un
   prélèvement et durée de vie limitée des organes imposant une  permanence
   technique diurne et nocturne)


37 Le processus est  très  long  et  fastidieux  nécessitant  une  étape  de
   digestion puis une centrifugation et enfin une extraction


38 Le risque  de  contamination  virologique  et  bactériologique  crée  des
   difficultés de qualification des produits finaux


39 Il faut des équipements spécifiques notamment en terme de  salle  blanche
   qui  ne  peuvent  pas  être  partagés  avec   la   thérapie   cellulaire
   hématologiques  ou  cardiologiques.  La  digestion  du   pancréas   pour
   permettre la séparation des îlots  de  Langerhans  qui  contiennent  les
   cellules produisant l'insuline est une étape non stérile  du  fait  même
   des relations anatomiques entre le pancréas et le tube  digestif.  Cette
   étape doit donc être faite dans une salle spécifique avant que les îlots
ne puissent être séparés par centrifugation différentielle.


40 Actuellement les cellules greffées à Strasbourg sont produites  à  Genève
   en Suisse. Plusieurs greffes ont  été  effectuées  à  Strasbourg  et  la
   recherche fondamentale est active dans ce domaine à Strasbourg.





Une collaboration avec Liège et Luxembourg est planifiée mais demandera  une
amélioration des infrastructures des unités de thérapie  cellulaires  et  ne
peut donc pas entrer en application à court terme.


    9.     Echange de procédures d'érythraphérèse

    (NON INCLUS DANS LE PROGRAMME INITIAL)




Strasbourg   possède   une   longue   expérience   en   matière    d'échange
d'érythrocytes sur séparateur Spectra® dans le cadre de  préparation  à  des
interventions  chirurgicales,  dans  des  situations  d'urgence   au   cours
d'hémoglobinopathies   congénitales   ou   lors    d'atteintes    chroniques
invalidantes ou hyper algiques.





Le CHU de Liège envisage la  formation  de  personnel  de  cytaphérèse  pour
adapter la technique à la  prise  en  charge  de  polycythémies  secondaires
sévères. Les procédures adaptées à cette pathologie  seront  transférées  en
retour à Strasbourg après leur mise au point et validation.


10.   Facilitation des échanges entre les trois centres de thérapie
    cellulaire


Un site web est consacré à la collaboration transnationale entre  les  trois
hôpitaux. En marge de l'accès grands public, il y aura  un  domaine  protégé
réservé à la thérapie cellulaire et à l'onco-hématologie.





Les différentes procédures pourraient, après accord des  centres  les  ayant
générées,  être  mises  à  disposition  sur  ce  site  sous  réserve   d'une
sécurisation garantissant un  usage  exclusivement  limité  aux  centres  de
thérapie cellulaire de Liège, Luxembourg et Strasbourg.





Divers liens ainsi qu'une bibliographie sélectionnée seront accessibles  par
l'intermédiaire de ce site web. La mise à jour  du  site  sera  assurée  par
Strasbourg. Les différentes procédures pourront également  être  rassemblées
sous forme d'un  ou  plusieurs  manuels  dont  la  préparation  incombera  à
Strasbourg.


11.   Evaluation de l'intérêt des photophérèses dans le traitement de la
    maladie du greffon contre l'hôte

    (NON INCLUS DANS LE PROGRAMME INITIAL)


Les techniques de photophérèse sont maîtrisées  à  Strasbourg  depuis  1992.
Les  indications  des  photophérèses  sont  des  affections  dermatologiques
(sclérodermie, lymphomes malins non hodgkiniens  cutanées),  la  maladie  du
greffon contre l'hôte après allogreffe de cellules souches  hématopoïétiques
et des applications potentielles en développement (diabète de type  I  à  un
stade précoce, rejet de  greffe  d'organe).  Liège  a  également  accès  aux
techniques de photophérèse et l'applique  aux  maladies  du  greffon  contre
l'hôte après allogreffe de cellules souches hématopoïétiques.


Les dossiers sont analysés conjointement à Strasbourg  et  à  Liège  en  vue
d'une publication commune.

L'évaluation d'une nouvelle technique de photophérèse en  flux  continu  est
prévue à Strasbourg et les procédures seront échangées avec Liège.

12.   Développement de la thérapie cellulaire à orientation cardiaque

La  thérapie  cellulaire  cardiaque  se  développe  dans  plusieurs  centres
européens et, dans une moindre mesure, américains.  Les  potentialités  sont
importantes avec comme pathologies cibles les infarctus du myocarde  et  les
insuffisances cardiaques majeures.

Malgré le nombre important de publications sur  le  sujet,  la  plupart  des
questions essentielles pour une étude  large  de  phase  III  n'ont  pas  de
réponse à ce jour :

    . Source optimale des cellules : sang, moelle, cellules embryonnaires ?

    . Modalités de sélection des cellules : cellules CD34+, cellules AC133+,
      autres ?

    . Différenciation souhaitée : cellules endothéliales, cardiomyocytes ?

    . Quantité optimale de cellules ?

    . Injection directement après isolement ou mise en culture préalable des
      cellules ?

    . Modalités d'administration : endocoronaire, intramyocardique ?

    . Timing d'administration  :  précoce  dès  l'infarctus  ou  retardé  de
      quelques jours ?

    . Injection unique ou injections multiples ?

    .  Pathologie  d'intérêt:  infarctus  du  myocarde  à  la  phase  aiguë,
      insuffisance cardiaque ?

    . Sévérité de l'atteinte cardiaque : atteinte sévère avec un  risque  de
      ne pas apporter une amélioration suffisante pour avoir  réellement  un
      impact bénéfique pour le patient ou atteinte moins grave  ne  menaçant
      pas le pronostic vital immédiat mais susceptible  d'être  améliorée  à
      long terme.

Tous ces points d'interrogation et les espoirs potentiels de ces  techniques
justifient l'investissement de temps et d'énergie pour la mise au  point  de
ces nouvelles approches thérapeutiques cardiologiques.

Les points forts sont la maîtrise à Liège et  à  Strasbourg  des  techniques
d'isolement de cellules CD34 positives avec  ou  sans  sélection  des  sous-
populations   CD133   positives,   la   forte   volonté   des   cardiologues
strasbourgeois de s'impliquer dans cette recherche  et  surtout  l'expertise
du Centre Hospitalier Luxembourgeois qui a déjà débuté des études  cliniques
dans ce domaine.

Des contacts ont été pris pour une collaboration  potentielle  avec  le  CHL
portant, dans un  premier  temps,  sur  la  mise  au  point  des  techniques
d'isolement en grand nombre  des  cellules  d'intérêt  et,  dans  un  second
temps, sur le devenir de ces cellules après administration à un patient.




















                              Blocs opératoires
[pic]











                                INTERREG IIIB


                  Rapport final du Groupe Blocs Opératoires

                                  Projet :
                    Qualité de prise en charge du patient

                             en bloc opératoire



                             Table des matières



1.    Evaluation de nos organisations - Bilan de l'existant   74

1.1.  Les objectifs     74

1.2.  Les actions entreprises      74
      1.2.1.     Rédaction d'un référentiel d'évaluation d'un bloc
opératoire   74
      1.2.2.     Réalisation d'un audit interne au CHU de Liège     74
      1.2.3.     Réalisation d'un audit externe au CHRU de Strasbourg
75
      1.2.4.     Réalisation d'un audit interne au CH de Luxembourg
75
      1.2.5.     Rédaction d'une charte commune    75

2.    Deuxième phase du projet     75

2.1.  Les objectifs     75

2.2.  Les actions entreprises      75

3.    Troisième phase du projet    76

3.1.  Les objectifs globaux        76

3.2.  Les actions entreprises      76
      3.2.1.     La logistique des ressources matérielles au bloc
opératoire   76
      3.2.2.     Les procédures et la formalisation des pratiques au bloc
opératoire   76
      3.2.3.     La traçabilité des dispositifs médicaux stériles au bloc
opératoire   76
      3.2.4.     Le programme de traçabilité et la matério-vigilance des
équipements       76
      3.2.5.     L'exploitation des données "data OR"    77
      3.2.6.     L'amélioration du processus de prise en charge du patient
au bloc opératoire      77
      3.2.7.     L'implémentation des logiciels    77
      3.2.8 Le programme d'échanges de cadres      77

4.    Les plus-values de ce projet      77
Responsables du projet :

CHU Liège   (  Eric MACLOT
CH Luxembourg    (  Jos BIEVER
CHR Metz-Thionville    (  Elisabeth GLOAGUEN
CHRU Strasbourg  (  Laure GIACOMETTI

Ont collaboré :
Annie BONNET - Annick BORCOS - Agnès BERTRAND - Françoise CASTERMANS -

Pascale HARRAU - Christine FAIVRE - David LEDUC - Isabelle MAGGI -  Marie
PIGATO - Harry SIZAIRE - Corinne TRUDET - Nelly WERNER

                Une ambition partagée : Evaluer pour évoluer

Un échéancier en trois étapes :

1.    Evaluation de nos organisations - Bilan de l'existant

1.1.  Les objectifs

® Partager et transférer les connaissances  en  matière  d'organisation  des
blocs opératoires, de gestion des ressources  humaines  et  logistiques,  de
coordination des plateaux techniques

1.2.  Les actions entreprises

    1.2.1. Rédaction d'un référentiel d'évaluation d'un bloc opératoire

Découpé en quatre thèmes :

Thème I :   Pilotage
Thème II :  Organisation
Thème III : Soins
Thème IV :  Gestion des risques
Thème V :   Evaluation

    1.2.2. Réalisation d'un audit interne au CHU de Liège

Face à la problématique des ressources limitées,  matérielles  et  humaines,
la nécessité d'optimiser l'utilisation de ces ressources s'est imposée à  la
fois pour satisfaire le client «patient» et le client «producteur».

L'implication des personnes à travers  la  mise  en  place  d'un  comité  de
pilotage, la recherche de réduction des  dysfonctionnements  par  l'écriture
d'une charte à conduit les équipes à construire un programme  d'amélioration
continue de la qualité.

L'audit interne s'est attaché à analyser l'activité opératoire à  partir  du
processus du circuit  du  patient  de  son  arrivée  à  sa  sortie  du  bloc
opératoire (interventions programmées ou non).

Une feuille de pilotage à guidé l'ensemble des équipes pour le suivi de  cet
audit.
    1.2.3. Réalisation d'un audit externe au CHRU de Strasbourg

Motivés par l'imminence du déploiement du projet «informatisation des  blocs
opératoires» et  de  l'ouverture  du  Nouvel  hôpital  civil,  les  HUS  ont
souhaité :

    . avoir une vision globale de l'organisation des blocs  opératoires  des
      HUS, en  particulier  en  matière  de  planification  et  gestion  des
      consommables

    . définir des règles de fonctionnement permettant de tirer  le  meilleur
      parti des ressources et des outils

Une démarche d'analyse a été menée par le  cabinet  INEUM  Consulting  entre
mai et septembre 2005.

    1.2.4. Réalisation d'un audit interne au CH de Luxembourg

Ayant pour objectif de contribuer à :

    . définir des règles de fonctionnement permettant de tirer  le  meilleur
      parti des ressources et des outils

    . identifier et analyser les dysfonctionnements dans le  déroulement  du
      programme opératoire (de la programmation d'un patient à sa sortie  du
      bloc opératoire)

    1.2.5. Rédaction d'une charte commune

Des visites sur sites ont permis d'évaluer des modèles  d'organisation,  les
trois sites étant différents dans leur approche.

Chaque  établissement  a  procédé  soit  à  une  mise  à  jour  des  chartes
existantes, soit à la rédaction des nouvelles chartes.

2.    Deuxième phase du projet

La deuxième phase de notre projet s'est concrétisée par  la  mise  en  place
d'un système d'information spécifique à la gestion des blocs opératoires.

2.1.  Les objectifs

® Partager les problématiques en matière de  planification  opératoire  pour
élaborer un cahier des charges complet.

2.2.  Les actions entreprises

    . Le CHRU de Strasbourg a mis en  place  un  système  informatique  pour
      optimiser l'organisation des programmes opératoires, la  planification
      opératoire et la gestion  des  consommables.  Le  déploiement  est  en
      cours.
    . Le CH  de  Luxembourg  a  opté  pour  un  changement  de  son  système
      informatique   pour   mieux   rencontrer   ses   futurs   besoins   en
      planifications opératoires et en prévision de son extension.

    . Le CHU de Liège a évalué différents outils d'informatisation de  prise
      en charge des patients au bloc opératoire, mais a  privilégié  d'abord
      la mise en place d'une organisation efficiente,  avant  l'implantation
      de l'outil.

3.    Troisième phase du projet

La troisième phase du projet a eu pour ambition  de  promouvoir  la  culture
qualité en bloc opératoire.

3.1.  Les objectifs globaux

    . Partager et échanger les  pratiques  professionnelles  à  travers  les
      échanges entre cadres et infirmiers de bloc opératoire.

    . Développer une culture qualité,  développer  la  recherche  infirmière
      adaptée au bloc opératoire.

3.2.  Les actions entreprises

8 projets ont été menés sur les trois établissements,  chaque  établissement
ayant établi un ordre de priorité dans la mise en place des actions.

    3.2.1. La logistique des ressources matérielles au bloc opératoire

Objectifs spécifiques : mettre à disposition des acteurs les  bons  produits
pour la prise en charge d'un patient, au bon moment  au  bon  endroit,  dans
une recherche d'efficience.

    3.2.2. Les  procédures  et  la  formalisation  des  pratiques  au  bloc
    opératoire

Objectifs spécifiques : formaliser et harmoniser les pratiques de soins  par
l'élaboration de protocoles et de procédures.

    3.2.3.  La  traçabilité  des  dispositifs  médicaux  stériles  au  bloc
    opératoire

Objectifs spécifiques : garantir une sécurité et  une  traçabilité  de  tous
les DM : implants, instrumentations par la rédaction  de  protocoles  et  de
fiches de traçabilité entre bloc opératoire et stérilisation.

    3.2.4.  Le  programme  de  traçabilité  et  la  matério-vigilance   des
    équipements

Objectifs spécifiques : optimiser le processus-clé  par  la  mise  en  place
d'une matériovigilance des dispositifs médicaux et non médicaux.

    3.2.5. L' exploitation des données «data OR»

Objectifs spécifiques : assurer une vigilance du respect  des  organisations
définies, par le  biais  d'audits  internes :  référentiel  interne  commun,
méthode  EFQM  (référentiel  national  Luxembourgeois)  et  manuel   V1   de
l'accréditation en France .

    3.2.6. L'amélioration du processus de prise en  charge  du  patient  au
           bloc opératoire

Objectifs spécifiques : assurer une gestion des risques optimale  durant  le
passage d'un patient au bloc opératoire par  l'élaboration,  le  partage  de
protocoles, de traçabilité :

    . processus  de  prise  en  charge  du  malade :  dossier,  information,
      hygiène,  installation,  prévention  des   escarres,   des   brûlures,
      brancardage.

    . risques infectieux en pré, per et post-opératoire hygiène  corporelle,
      lavage des mains

    . risques infectieux en lien avec l'organisation du travail et l'hygiène
      de l'environnement : régulation de la planification  qui  respecte  le
      risque   infectieux,   bionettoyage   des   locaux,   maintenance   et
      surveillance des équipements (air, eau).

    3.2.7. L' implémentation des logiciels

Objectifs spécifiques : optimiser l'occupation des salles  et  l'utilisation
des  ressources  humaines  avec  un   centre   de   régulation   unique   et
l'attribution de  vacations  chirurgicales  en  fonction  de  l'activité  de
chaque discipline.

L'optimisation de l'occupation des salles se traduira par  une  augmentation
du taux d'occupation des  salles,  un  lissage  de  l'activité  chirurgicale
programmée, et l'intégration des urgences.

Dans une seconde phase, l'outil permettra de gérer de manière  optimale  les
consommables et dispositifs médicaux, en lien direct avec les  fournisseurs.
La traçabilité sera intégrée de fait.

    3.2.8. Le programme d'échanges des cadres

Objectifs spécifiques : A partir d'un référentiel des pratiques de  base  de
l'IBO, évaluer les pratiques professionnelles pour les  faire  évoluer,  sur
la base d'audits internes.

Harmoniser les outils  d'évaluation  des  agents  sur  la  base  de  grilles
d'acquisition de compétence pour infirmière débutante et confirmée.

4.    Les plus-values de ce projet

Après un démarrage un peu lent et des échéances courtes, Le projet  INTERREG
a «boosté» les réflexions et les projets de chaque équipe,  projets  souvent
mis au second rang dans leurs activités quotidiennes.

Passé  le  temps  de  l'observation  et  des   comparaisons   entre   chaque
établissement, par le biais des audits, l'étape de  rédaction  des  chartes,
des  procédures,  l'étape  d'évaluation  des  pratiques  professionnelles  a
concrétisé le partage réel d'information et de pratique entre chaque pays.

Parmi les nombreuses plus values du projet Interreg, nous citerons :

    . La différence de culture ou de législation des pays, pour  autant  les
      problèmes sont les mêmes, tant ceux  relatifs  aux  hommes  que  leurs
      pratiques des solutions communes possibles.

    . La possibilité de confronter  des  exercices  professionnels  dans  un
      esprit d'ouverture, de partage total d'information sans jugement

    . Une dynamique d'échanges des personnes, des protocoles mais aussi  des
      idées. Ces échanges nous ont permis de repérer des projets  possibles,
      des thèmes auxquels nous n'aurions  pas  songé  individuellement,  une
      réelle synergie s'est créée.

    . Ce projet nous a  permis  de  nous  positionner  sur  une  échelle  de
      progression et d'évaluation constante de nos blocs opératoires.

   Ce qui nous amène à dire que ce programme  d'échange  va  indubitablement
   continuer après son échéance pour :

    . d'une part finir les travaux engagés et parce que nous avons une plate-
      forme de problématiques  commune  que  nous  souhaitons  continuer  de
      partager ;

    . et que nous avons créé un besoin d'échanges permanents.




















                                  Formation
[pic]











                                INTERREG IIIB


                      Rapport final du Groupe Formation

                                  Projet :
                        Vers des pratiques innovantes

                        de formation professionnelle

                   des gestionnaires des services de soins







                             Table des matières




1.    Intitulé du projet     84
2.    Partenaires du projet        84
3.    Cadre du projet   84
3.1.  Liège       84
3.2.  Strasbourg        85
3.3.  Luxembourg        85
4.    Objectifs du projet    86
5.    Méthodologie de travail      86
5.1.  Echange de stagiaires        86
5.2.  Echange de formateurs        86
5.3.  Séminaires de rencontre      87
6.    Réunions de travail    87
7.    Echange de stagiaires        88
7.1.  La disponibilité des cadres       88
7.2.  Le professionnalisme des cadres   88
7.3.  La complexité du métier de cadre        88
7.4.  La formation professionnelle      88
8.    Echange de formateurs        89
9.    Séminaires scientifiques     89
9.1.  Formation professionnelle des gestionnaires des services de santé

            Strasbourg, 12 et 13 mai 2004     89
9.2.  Gestion du temps et management

            Strasbourg, 22 septembre 2005     90
9.3.  Des professionnels qui s'engagent

            Luxembourg, 22 novembre 2006      90
9.4.  Les défis actuels des cadres de santé

            Liège, 8 juin 2007     91
10.   Création d'outils      92
11.   Site Internet     92
12.   Retombées et dissémination   92
13.   Etablissement d'une charte inter-hospitalière      92
14.   Conclusions       93
15.   Annexes     93
15.1. Récapitulatif des échanges de stagiaires     94
15.2. Evaluation du stage par le stagiaire    95
15.3. Evaluation du stage par le tuteur       102
15.4. Procédure d'organisation des stages     110
1.    Intitulé du projet

"Vers  des   pratiques   innovantes   de   formation   professionnelle   des
gestionnaires des services de soins".

2.    Partenaires du projet

Depuis le départ du projet en 2002 :

    - Institut de Formation des Cadres de Santé (IFCS)
   Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS)
   Strasbourg, France
   Représenté par Mmes M-R. Schmitz et C. Pêcheur

    - Service de Formation Continue
   Centre Hospitalier de Luxembourg (CHL)
   Luxembourg, GD de Luxembourg
   Représenté par Mmes M. Birkel et C. Dallemagne

    - Ecole de Santé publique (ESP)
   Université de Liège (ULg)
   Centre Hospitalier Universitaire (CHU)
   Liège, Belgique
   Représenté par le Pr. A. Albert

A partir de 2006 :

 - Centre Hospitalier Régional (CHR) de Metz-Thionville
   Direction générale des Soins
   Metz, France
   Représenté par Mmes E. Gloaguen et V. Romand

3.    Cadre du projet

Dans un  contexte  d'évolution  rapide  des  systèmes  de  santé  européens,
l'Ecole de Santé Publique de l'Université de Liège,  en  collaboration  avec
le Centre Hospitalier Universitaire de Liège,  et  l'Institut  de  Formation
des Cadres de Santé des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg partagent  une
préoccupation commune pour une professionnalisation des  formations  menant,
à  Liège,  au  diplôme  de  licencié  en  sciences  de  la  Santé  publique,
orientation "Gestion  des  institutions  de  soins"  et,  à  Strasbourg,  au
diplôme de cadre de santé.

3.1.  Liège

En Belgique, la formation des cadres  de  santé  dans  les  institutions  de
soins passe plus que jamais par l'obtention d'un  diplôme  universitaire  en
Santé  publique.  En  effet,  les  postes  à   responsabilité   hospitalière
requièrent non seulement la reconnaissance d'une expérience  professionnelle
en matière de soins de santé mais aussi des connaissances approfondies  dans
les  sciences   hospitalières,   administratives,   financières,   humaines,
juridiques et de santé publique.
L'Ecole de Santé publique (ESP) de Liège, en étroite collaboration  avec  le
CHU de Liège, forme des licenciés en gestion des institutions de  soins,  en
ce compris la direction des maisons de repos  pour  personnes  âgées.  Cette
licence,  qui  accueille  annuellement  une  trentaine  de  candidats   dont
plusieurs luxembourgeois, comporte  deux  années  d'études,  des  stages  de
formation et la réalisation d'un mémoire de fin d'études. Elle  s'adresse  à
des gradués en soins infirmiers,  kinésithérapie,  logopédie,  ergothérapie,
voire aux techniciens de laboratoire.

Pour la  dispensation  des  enseignements,  l'ESP  fait  appel  à  plusieurs
responsables et chefs de services du CHU, notamment en matière  de  nursing,
d'économat, de  comptabilité  et  de  gestion  financière,  de  gestion  des
ressources humaines, et de problèmes éthiques et juridiques.  Les  étudiants
stagiaires sont pris en charge par les différents services hospitaliers.

3.2.  Strasbourg

Depuis la réforme des études de 1995, l'Institut de Formation des Cadres  de
Santé  (IFCS)   forme   des   cadres   de   santé   dans   une   perspective
pluriprofessionnelle de gestion et d'organisation des unités de soins.  Elle
accueille ainsi chaque année 35 étudiants  cadres  infirmiers,  4  étudiants
cadres  manipulateurs  d'électroradiologie  médicale,  3  étudiants   cadres
masseurs kinésithérapeutes et 3 préparateurs en pharmacie, issus du  secteur
public et privé.

En  42  semaines,  la  formation  vise  la   construction   d'une   identité
professionnelle de cadre. Pour l'équipe pédagogique,  "le  cadre  de  santé"
est une  personne  possédant  des  compétences  spécifiques,  qui  gère  des
situations complexes dans un environnement en mutation :

 - il est un maillon dans la chaîne des prestations  fournies  au  "client"
   des établissements de santé et/ou des services sanitaires ou sociaux,
 -  il  coopère  avec  différents  partenaires  internes  et   externes   à
   l'institution,
 -  il  participe,  soit  à  l'organisation  des  soins  et  en  assure  la
   logistique, soit à la construction du dispositif  pédagogique  et  à  sa
   mise en ?uvre en institut de formation.

La  formation  permet   à   l'étudiant   de   construire   des   compétences
professionnelles. Celles-ci s'acquièrent par l'action et  non  exclusivement
par  la  connaissance  ou  la  compréhension,  même  si  l'action  nécessite
toujours des connaissances. Cela signifie que :

 - l'étudiant est mis aussi souvent que possible en situation  d'agir  :  la
   formation alterne travaux à l'IFCS et sur le terrain professionnel,
 - les cadres de santé sont impliqués dans le processus de formation,
 - l'étudiant est informé dès le début de la  formation  des  compétences  à
   développer et du processus pour y parvenir.

3.3.  Luxembourg

Au Luxembourg, les Ecoles forment des infirmiers brevetés mais non  gradués.
Il n'y a pas d'Ecole  de  formation  de  cadres  de  santé.  Les  infirmiers
luxembourgeois complètent leur  formation  à  l'étranger,  en  obtenant  par
exemple un graduat en soins infirmiers dans  une  Haute  Ecole  paramédicale
belge. Certains poursuivent leurs études par une licence en sciences  de  la
Santé publique, notamment à l'ESP de Liège.

4.    Objectifs du projet

Forts de leurs différences  et  de  leur  spécificité  mais  aussi  de  leur
complémentarité, les partenaires du projet  se  sont  proposés  de  partager
leurs méthodes de formation respectives grâce au  projet  Interreg  IIIB.  A
cet effet, ils se sont fixés quatre objectifs précis.

 - Etablir un réseau collaboratif de formation des cadres  de  santé  entre
   les partenaires.

 - Favoriser et institutionnaliser les échanges  en  matière  de  formation
   entre les institutions partenaires.

 - Construire une structure permanente de  coordination  transnationale  de
   veille et d'action capable  d'appréhender  les  besoins  en  matière  de
   formation professionnelle des gestionnaires des services  de  soins  par
   des contacts réguliers.

 - Mettre en synergie la formation professionnelle de l'IFCS de Strasbourg,
   la formation continue du CH de Luxembourg et la formation  universitaire
   du CHU de Liège.

A long terme, le projet devrait pouvoir contribuer à la  construction  d'une
culture commune de gestionnaires d'unités de soins ou de formation pour  les
métiers de la santé.

5.    Méthodologie de travail

Pour atteindre les objectifs fixés,  le  projet  de  collaboration  Interreg
IIIB entre les institutions hospitalo-universitaires s'est appuyé sur  trois
lignes de force.

5.1.  Echange de stagiaires

L'échange de stagiaires doit permettre à ceux-ci d'acquérir une plus  grande
expérience  professionnelle  par  un  séjour  dans  une  autre   institution
hospitalière européenne que la leur. C'est déjà le cas pour  les  stagiaires
de l'Institut de  Formation  des  Cadres  de  Santé  français  qui  viennent
parfois réaliser une partie de leur formation  pratique  en  Belgique,  soit
dans des institutions de soins, soit dans des  Hautes  Ecoles  paramédicales
(pour la partie  pédagogique).  Cet  échange  pourrait  aussi  profiter  aux
stagiaires luxembourgeois enrôlés dans un programme de  formation  de  cadre
hospitalier à l'ESP de Liège. Il permet aussi aux stagiaires des  différents
pays de confronter leur expertise et leur vécu.

5.2.  Echange de formateurs

Un deuxième axe de la collaboration concerne l'échange de formateurs  entres
les deux Ecoles de formation des  cadres  (IFCS  de  Strasbourg  et  ESP  de
Liège).  Cet  échange  doit  permettre  une  meilleure  intégration  et  une
meilleure harmonisation transnationale entre les deux centres de  formation.
En outre, elle autorise à long terme un transfert  des  compétences  et  des
expériences aux étudiants stagiaires,  ainsi  qu'une  vision  dynamique  des
programmes de  formation  des  cadres,  en  ce  compris  pour  la  formation
continuée au Luxembourg.

5.3.  Séminaires de rencontre

L'organisation  de  séminaires  de  rencontre  entre   les   formateurs   et
enseignants   des   trois   institutions   partenaires   et   de   symposium
scientifiques sur des thèmes d'intérêt précis est  essentielle  à  la  bonne
conduite du projet. Elle permet, à long terme, d'harmoniser les  programmes,
d'échanger les expériences pédagogiques et d'évaluer  les  progrès  réalisés
de part et d'autre.

La coopération entre l'Ecole de Santé publique de  Liège  et  l'Institut  de
Formation des Cadres de Santé de Strasbourg doit conduire à :

 - des partages de compétences pédagogiques pouvant aboutir à des  séquences
   communes de formation,

 - des transferts de connaissances en matière de gestion et organisation des
   services de soins,

 - la construction de méthodes pédagogiques innovantes,

 -  la  sensibilisation   des   futurs   professionnels   à   la   dimension
   transfrontalière afin de développer des réseaux de  coopération  dans  le
   domaine de la gestion des unités de soins.

En résumé, pour atteindre les objectifs fixés,  les  partenaires  du  projet
ont adopté dès 2002 une méthodologie de travail rigoureuse,  basée  sur  les
principes suivants :

 -  échange  régulier  de  messages  et  de  renseignements   par   courrier
   électronique et Internet,

 - au moins une réunion de concertation annuelle avec rapport de synthèse,

 - échange de stagiaires entre les institutions partenaires,

 - échange de formateurs entre les institutions partenaires,

 - organisation annuelle d'un séminaire ou  symposium  scientifique  sur  un
   thème d'intérêt pour les partenaires.

6.    Réunions de travail

Les partenaires se sont réunis à plusieurs reprises, respectivement

 - 16 janvier 2003, Strasbourg
 - 18 juillet 2003, Luxembourg
 - 18 juin 2004, Luxembourg
 - 12 juillet 2005, Luxembourg
 - 27 janvier 2006, Luxembourg
 - 15 février 2007, Luxembourg
 - 7 juin 2007, Liège

Ces réunions ont  permis  d'évaluer  chaque  année  l'état  d'avancement  du
projet et de réorienter la stratégie si nécessaire. Elles ont  aussi  permis
de  nouer  des  liens  étroits  de  confiance  et  de  stabilité  entre  les
partenaires.

7.    Echange de stagiaires

Le projet a permis l'échange transnational de 13 stagiaires  ayant  séjourné
chacun de  2  à  3  semaines  dans  l'institution  d'accueil.  Ces  échanges
totalisant plus de 38 semaines de stage sont repris en détail à l'Annexe  I.
Ils ont  permis  de  tisser  un  véritable  réseau  collaboratif  entre  les
partenaires. Chaque stagiaire a bénéficié  de  la  formation  spécifique  de
l'institution d'accueil.

Pour chaque échange, une demi-journée de préparation et une demi-journée  de
rencontre sont organisées avec le stagiaire.

Un processus rigoureux d'évaluation du stage par  le  stagiaire  et  par  le
Centre d'accueil a été mis en place, grâce à un rapport de stage.

Les stages ont été une opportunité pour appréhender l'exercice du métier  de
cadre en milieu hospitalier avec ses similitudes et  ses  particularités  en
fonction de trois pays. Plusieurs aspects sont mis en avant.

7.1.  La disponibilité des cadres

Tous volontaires pour accueillir les  stagiaires,  ils  ont  pris  soins  de
répondre à leurs attentes.  Ils  ont  mis  à  disposition  les  informations
indispensables à la compréhension du système de santé et  de  l'organisation
des soins dans leurs établissements respectifs.

    2. Le professionnalisme des cadres

Ils ont fait connaître et transmis leurs expériences de  managers  dans  des
domaines variés et mis l'accent sur les activités les plus prégnantes :

 - la gestion des équipes
 - la gestion des projets
 - l'organisation des soins (si en Belgique  et  au  Luxembourg  les  cadres
   participent aux soins, c'est exceptionnel en France).

    3. La complexité du métier de cadre

Les activités de cadre s'exercent  dans  un  milieu  hospitalier  en  pleine
mutation où sont visées l'efficacité et l'efficience.

    4. La formation professionnelle

Les stagiaires de Belgique et du Luxembourg  ont  pointé  l'intérêt  d'avoir
une formation spécifique en management pour  exercer  le  métier  de  cadre.
Elle permet d'approfondir ses connaissances en matière de réglementation  et
de porter un regard plus distancié sur le fonctionnement de l'équipe.


8.    Echange de formateurs

Durant le projet, plusieurs échanges transnationaux  de  formateurs  ont  eu
lieu entre les institutions partenaires. Des formateurs  de  Strasbourg  ont
assuré une formation à Liège en décembre 2004,  tandis  qu'un  formateur  de
l'Ecole  de  Santé  publique  de  Liège   a   participé   annuellement   aux
enseignements donnés à l'IFCS de Strasbourg de 2004 à 2006.

Ces échanges ont permis d'avoir une meilleure  connaissance  des  programmes
de  formation  des  partenaires  mais  aussi  de  profiter  des  compétences
réciproques.

9.    Séminaires scientifiques

Grâce au projet Interreg IIIB, des  séminaires  scientifiques  ont  pu  être
organisés. Ceux-ci ont permis de rassembler  les  partenaires  autour  d'une
thématique d'intérêt commun. Des conférenciers et experts  ont  été  invités
afin de rehausser le niveau scientifique  du  séminaire.  Au  total,  quatre
séminaires ont  été  organisés  comportant  chacun  plusieurs  interventions
déterminantes.

    1. Formation professionnelle des gestionnaires des services de santé

       Strasbourg, 12 et 13 mai 2004

Objet
Ce  premier  symposium  a  réellement  permis  aux  partenaires  du   projet
d'évaluer  et  de  comparer  les  formations   assurées   dans   les   trois
institutions. Ce fut aussi l'occasion d'inviter durant une  journée  entière
un expert sur les problèmes de complexité et de management.

Programme

Formation des gestionnaires des Institutions  de  soins  à  l'Université  de
Liège.
Pr. A. ALBERT, directeur de l'Ecole de Santé publique à Liège

Formation des cadres de santé à l'Institut de Formation des Cadres de  Santé
des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg.
Madame Marie-Rose SCHMITZ, directrice de l'Institut

Formation des gestionnaires de soins au Grand Duché du Luxembourg.
Madame  Monique  BIRKEL,  directeur  des  soins,   Centre   Hospitalier   de
Luxembourg

L'indispensable et l'utile en formation pour l'exercice du métier de cadre.
Témoignages de cadres de santé de Belgique, du Grand Duché du Luxembourg  et
de France
Monsieur Pierre FONTAINE, gestionnaire  des  services  de  soins  au  Centre
Hospitalier Hutois de Huy
Madame  Andrée  MARCHAL,  gestionnaire  des  services  de  soins  au  Centre
Hospitalier de Luxembourg
Madame Gabrielle BENSEDDIK, cadre de santé aux  Hôpitaux  Universitaires  de
Strasbourg
Madame Françoise CHESNET, cadre de santé à la Clinique Adassa de Strasbourg
Management et complexité - principes théoriques.
Monsieur Jacques BONNET,  professeur  au  Département  des  Sciences  de  la
formation et de la communication, ENESAD, Dijon
Directeur de recherche - LIMSIC, Université de Bourgogne

Le métier  de  cadre  de  santé  dans  le  contexte  actuel.  Témoignage  de
directeurs des soins.
Madame Françoise BARDIAU, directrice du  Nursing  au  CHU  de  Charleroi  et
enseignante à l'Ecole de Santé publique de Liège
Madame Dominique STRAETMANS, adjointe à la direction du Nursing  au  CHU  de
Liège et responsable de la formation continue
Madame Laure GIACOMETTI, directrice des soins  aux  Hôpitaux  Universitaires
de Strasbourg

Qu'est-ce que manager par la complexité ? Nouvelles pistes de  formation  et
de professionnalisation des cadres de santé.
Monsieur Jacques BONNET,  professeur  au  Département  des  Sciences  de  la
formation et de la communication, ENESAD, Dijon
Directeur de recherche - LIMSIC, Université de Bourgogne

    2. Gestion du temps et management

       Strasbourg, 22 septembre 2005

Objet
Ce second symposium s'est également intéressé au  management  mais  vu  sous
l'optique de la gestion  du  temps  en  faisant  appel  à  deux  experts  du
domaine.

Programme

Nouvelle temporalité: habiter le temps à travailler.
Monsieur  J.P.  RESWEBER,  professeur  de  philosophie  à  l'Université  des
Sciences Humaines de Metz

Management et Neurosciences: Peut-on gagner du temps et comment?
Docteur D. EJNES, neurobiologiste, consultant en Management de la Santé

    3. Des professionnels qui s'engagnent

       Luxembourg, 22 novembre 2006

Objet
Le  troisième  symposium  a  permis  de  dégager  les  plus-values   de   la
coopération interrégionale.

Programme

Les compétences des cadres de santé
Professeur Adelin ALBERT, directeur de l'Ecole  de  Santé  publique,  Centre
Hospitalier Universitaire de Liège

Définition de la profession de Cadre de Santé
Madame Marie-Lise LAIR, directeur du Centre d'Etudes en Santé, Luxembourg

Les défis de la fonction cadre infirmier
Monsieur  Pierre  DUBRUILLE,   directeur   du   Centre   de   Formation   et
d'Interventions Psychosociologiques, Bruxelles

Le cadre de Santé du Centre Hospitalier de Luxembourg face au changement  de
paradigme
Madame Yvonne KREMMER, cellule d'information médicale du Centre  Hospitalier
de Luxembourg

    4. Les défis actuels des cadres de santé

       Liège, 8 juin 2007

Objet
Le quatrième symposium s'est proposé de faire  la  synthèse  des  années  de
collaboration interrégionale en se  focalisant  sur  les  grands  défis  des
cadres de santé.

Programme

Les cadres de santé face aux exigences du renouveau législatif en Belgique.
Monsieur Jean-Marie BOULANGER, Centre Hospitalier Universitaire de Liège

L'évolution  de  la  fonction  de  cadre  supérieur  face  à   la   nouvelle
gouvernance en France.
Madame Evelyne GLOAGUEN, Centre Hospitalier Régional de Metz-Thionville

Les cadres de santé face aux nouveaux défis posés aux professions. Crise  de
l'autorité? Nouvelles missions valorielles.
Professeur Olgierd KUTY, Institut des Sciences Humaines et Sociales, ULg

Les  contraintes  du   recrutement   transfrontalier   et   les   stratégies
d'intégration.
Madame Monique BIRKEL, Centre Hospitalier de Luxembourg

Les cadres de santé face au management de la qualité et à  la  certification
ISO.
Madame Françoise BARDIAU, Hôpital Vincent Van Gogh, Charleroi, ESP-ULg

Bilan de six années de collaboration interrégionale en formation des  cadres
de santé.
Table ronde animée par les partenaires du projet INTERREG IIIB



Les séminaires ont fait l'objet de rapport ou  de  mise  à  disposition  des
présentations par diapositives.

Les partenaires du projet ont aussi  participé  aux  grandes  manifestations
organisées par le projet global "Coopération hospitalière transnationale"  à
Strasbourg, Liège, Lille, Metz et Luxembourg.
10.   Création d'outils

Le projet a permis de développer  un  outil  d'évaluation  des  échanges  de
stagiaires entre institutions partenaires. Les rapports de stage  structurés
permettent d'apprécier les points forts et les points faibles  énumérés  par
les stagiaires au cours de leur  séjour  dans  une  autre  institution.  Les
questionnaires d'évaluation du  stage  par  le  stagiaire  et  l'institution
d'accueil sont  repris  aux  Annexes  II  et  III  ainsi  que  la  procédure
d'organisation des stages à

l'Annexe IV.

11.   Site Internet

La plupart des documents produits a été  déposé  sur  le  site  Internet  du
projet global, donnant ainsi une plus  grande  visibilité  aux  réalisations
des partenaires.

12.   Retombées et dissémination

Ce projet  de  coopération  transnationale  a  permis  d'établir  entre  les
institutions partenaires un réseau collaboratif de formation des  cadres  de
santé. En particulier, sans le soutien de ce projet  international,  il  eût
été difficile d'initier des échanges de stagiaires entre  hôpitaux  de  pays
différents. Cet échange de stagiaires  constitue  un  réel  succès  pour  le
projet. L'intégration en 2006 du CHR de Metz-Thionville a  permis  d'étendre
le réseau collaboratif.

Les stagiaires du CHU de Liège ayant  une  formation  universitaire  ont  pu
bénéficier de la formation plus pragmatique et  professionnelle  de  l'IFCS,
notamment en termes de management. A l'inverse, les stagiaires de l'IFCS  et
de Luxembourg ont mis à profit leur  séjour  au  CHU  de  Liège  pour  mieux
connaître la formation universitaire de leurs collègues belges.

L'échange de formateurs, quoique plus limité  en  raison  de  la  difficulté
d'insertion dans les programmes d'étude, a permis de tisser des liens  entre
les responsables de la Formation de cadres de santé à l'IFCS  de  Strasbourg
et  ceux  du  master  en  sciences  de  la  Santé  publique  -  gestion  des
institutions de soins à l'Université de Liège.

Les séminaires scientifiques ont connu un grand  succès  et  ont  permis  de
disséminer et de valoriser les réalisations du projet.

13.   Etablissement d'une charte inter-hospitalière

Les partenaires du projet, forts des réalisations obtenues et des  liens  de
confiance qui se sont établis entre eux, ont souhaité  élaborer  une  charte
inter-hospitalière afin de valoriser les acquis  et  pérenniser  le  projet.
Cette charte sera soumise aux directeurs  des  institutions  partenaires  et
pourrait aussi s'adresser à d'autres partenaires dans le futur.

Cette charte prévoit

 - un échange régulier des informations pouvant intéresser  les  partenaires
   en matière de formation de base et de formation continue  des  cadres  de
   santé,

 - un échange annuel d'au moins un  stagiaire  entre  partenaires  pour  une
   durée  d'une  ou  deux  semaines  au  maximum  et   dans   l'intérêt   de
   l'institution (utilisation des fiches de stage élaborées dans le projet),

 - l'organisation d'un séminaire permettant l'échange d'informations sur les
   pratiques professionnelles,

 - la désignation  d'une  personne  de  référence  dans  chaque  institution
   partenaire pour veiller au respect de la charte.

14.   Conclusions

Le  monde  hospitalier  connaît  une  évolution   et   des   bouleversements
spectaculaires, tant au niveau technologique que  médical  et  sociologique.
Les besoins en matière  de  formation  et  d'apprentissage  ont  atteint  un
niveau  stratégique  dépassant  largement  les  frontières  des  états.  Par
ailleurs, la limitation de l'offre médicale (numerus  clausus)  requiert  de
plus en plus des cadres de santé mieux formés et  hautement  compétents.  Le
sous-projet "Vers des pratiques innovantes de formation professionnelle  des
gestionnaires des services  de  soins"  s'inscrit  parfaitement  dans  cette
évolution. Depuis  le  lancement  du  projet  Interreg  IIIB,  des  contacts
étroits ont été noués  entre  les  institutions  partenaires  par  le  biais
d'échanges de stagiaires, de formateurs et l'organisation de séminaires.  La
plus-value de ce projet est l'élaboration  d'une  charte  inter-hospitalière
entre les institutions partenaires visant à  pérenniser  les  acquis  de  la
collaboration interrégionale voire à l'étendre à d'autres institutions.

15.   Annexes

                                                                    ANNEXE I
                  Récapitulatif des échanges de stagiaires


|Stagiaires               |CHU de          |CH de            |HU              |
|                         |LIEGE           |LUXEMBOURG       |de STRASBOURG   |
|GRASS Brigitte           |2003            |                 |                |
|Etudiante cadre de santé |4 semaines      |                 |                |
|de Strasbourg            |                |                 |                |
|SIEBENALLER Vera         |                |                 |2003            |
|Infirmière du CH de      |                |                 |2 semaines      |
|Luxembourg               |                |                 |                |
|GEORIS Alain             |                |                 |2004            |
|Etudiant en sciences de  |                |                 |2 semaines      |
|la santé publique de     |                |                 |                |
|Liège                    |                |                 |                |
|MARCHAL Nathalie         |                |2004             |                |
|Etudiante cadre de santé |                |4 semaines       |                |
|de Strasbourg            |                |                 |                |
|SIGRIST-COLLIGNON Nicole |                |2004             |                |
|Etudiante cadre de santé |                |3 semaines       |                |
|de Strasbourg            |                |                 |                |
|GERSTER Véronique        |2005            |                 |                |
|Etudiante cadre de santé |3 semaines      |                 |                |
|de Strasbourg            |                |                 |                |
|GHRIB Bernadette         |                |2005             |                |
|Etudiante cadre de santé |                |3 semaines       |                |
|de Strasbourg            |                |                 |                |
|BAILLY Agnès             |                |2005             |                |
|Etudiante cadre de santé |                |3 semaines       |                |
|de Strasbourg            |                |                 |                |
|RAFFIN Hélène            |2006            |                 |                |
|Etudiante cadre de santé |3 semaines      |                 |                |
|de Strasbourg            |                |                 |                |
|SIZAIRE Harry            |                |                 |2006            |
|Infirmier du CH de       |                |                 |2 semaines      |
|Luxembourg               |                |                 |                |
|JANSEN Anne              |                |2007             |                |
|Etudiante cadre de santé |                |3 semaines       |                |
|de Strasbourg            |                |                 |                |
|SOMMER Stéphanie         |2007            |                 |                |
|Etudiante cadre de santé |3 semaines      |                 |                |
|de Strasbourg            |                |                 |                |
|STUDLER Dominique        |                |2007             |                |
|Etudiante cadre de santé |                |3 semaines       |                |
|de Strasbourg            |                |                 |                |
|                         |                |                 |                |
|13 stagiaires            |13 semaines de  |19 semaines de   |6 semaines de   |
|                         |stage           |stage            |stage           |


                                                                   ANNEXE II


                             Evaluation du stage
                              par le stagiaire




1.    Renseignements pratiques

1. L'identité du stagiaire :
         - nom, prénom :
         - pays :      Belgique ( France (   Luxembourg (
         - fonction :
           . responsable dans un service de soins (précisez le type) :
                  . . . étudiant (précisez le type de formation) :



2. L'établissement d'accueil :
         - nom :
         - adresse :

           tél :         e-mail :

3. L'identité du tuteur de stage :
         - nom :
         - titre de la fonction :
         - secteur d'activité :
           tél :         e-mail :

4. Date de début de stage :             Date de fin de stage :


2. Conditions de déroulement du stage et encadrement du stagiaire

1. Quelles raisons vous ont conduit à choisir ce stage dans le cadre du
   projet Interreg IIIB ENO ?

      tout-à-fait      surtout    en partie   pas du tout
             1. La possibilité de partager :
            - votre culture professionnelle  (     (    (     (
            - vos savoir-faire    (     (    (     (

   2.1.2.  La possibilité de développer un partenariat  (    (     (    (
      européen de réflexion sur le métier de

         responsable d'unité de soins

   2.1.3.  La réponse à une demande institutionnelle    (    (     (    (

   2.1.4.  Le moyen d'affiner votre projet professionnel     (     (    (
         (

      5. La prise en charge des frais engagés     (     (    (     (


1. Vous a-t-on fourni pour la réalisation de ce stage ?
      en totalité      en partie  le minimum aucun
   2.2.1.  Les éléments d'information concernant
            - le projet Interreg IIIB   (    (     (    (
            - l'établissement d'accueil (    (     (    (
            - le service d'accueil      (    (     (    (
            - les conditions matérielles     (     (    (     (
             (hébergement, restauration.)

   2.2.2.  Les documents nécessaires à la réalisation   (    (     (    (
           de votre stage


2. Comment le contenu de votre stage a-t-il été déterminé ?
      (plusieurs réponses possibles)
           - il a été imposé      (
           - il vous a été proposé     (
           - vous l'avez négocié à partir de vos objectifs de stage     (
           - vous l'avez élaboré  (
    Autre(s) (précisez) :




3. Estimez-vous que votre degré de responsabilités a été globalement ? (1
   seule réponse possible) 
           - très important (
           - important      (
           - peu important au regard de vos compétences (
           - inexistant     (
    Précisez :




4. Durant votre stage, vous vous êtes senti principalement ? (1 seule
   réponse possible) 
           - acteur à part entière     (
           - assistant      (
           - observateur    (
           - autre(s) (précisez)  (






5. Pour vous, sur le plan professionnel, quels ont été les principaux
   apports de ce stage ?

      1. Des connaissances techniques  oui  (     non  (
        si oui, lesquelles (textes, circulaires, techniques, méthodes),
        précisez :





      2. Des connaissances théoriques  oui  (     non  (
        si oui, précisez lesquelles :






      3. Le développement de compétences     oui  (     non  (
        si oui, précisez lesquelles :




   2.6.4.  Des possibilités d'échanges      oui  (      non  (
        Quelle que soit votre réponse, d'une manière générale, comment
        qualifiez-vous vos échanges ? (plusieurs réponses possibles) 
            1.   Avec le tuteur :
                 - strictement professionnels     (
                 - cordiaux (
                 - superficiels  (
                 - conflictuels  (
                 - inexistants   (
                 - autres (précisez) : (



            2.   Avec les membres de l'équipe :
                 - strictement professionnels           (
                 - superficiels        (
                 - enrichissants culturellement et professionnellement  (
                 - cordiaux      (
                 - conflictuels        (
                 - inexistants         (
                 - autres (précisez)         (



      4. Concernant le rapport de stage :
            1.   les objectifs à atteindre étaient-ils ?
                 - très précis   (
                 - assez précis  (
                 - très vagues   (
                 - plutôt vagues (

            2.   le projet qui vous a été soumis vous a-t-il semblé
               réalisable ?
                 - très facilement     (
                 - assez facilement    (
                 - assez difficilement (
                 - difficilement (

            3.   vous a-t-on fourni les moyens de réaliser ce rapport ?
      en totalité      en partie  le minimum aucun
                 - les documents  (    (     (    (
                 - les éléments de compréhension  (     (    (     (
                 - le matériel    (    (     (    (
                 - l'aide méthodologique     (    (     (    (


            4.   Pensez-vous qu'une suite sera donnée au rapport de stage ?
      oui  (     non  (

                si oui, précisez laquelle :



            5.   Comment définissez-vous principalement le rôle du tuteur à
               votre égard ?
                (1 seule réponse)
                 - un supérieur   (
                 - un(e) collègue (
                 - un formateur   (
                 - autre(s)  (
                précisez votre réponse :



3.    Prospective et appréciation générale

3.1.  Recommanderiez-vous ce stage dans le cadre du projet Interreg IIIB
   ENO ?

      1.  A d'autres étudiants    oui  (     non  (

      2.  A des responsables de service      oui  (     non  (

         précisez votre réponse :





3.2.  Avez-vous des remarques ou des suggestions visant à améliorer la
   gestion des stages et à
     faciliter l'accompagnement des stagiaires ?













   Date    Nom et signature      Tampon du
      du stagiaire    service














   Merci pour votre collaboration

                                                                  ANNEXE III


                             Evaluation du stage
                                par le tuteur




1. Renseignements pratiques

1. L'établissement de santé :
         - nom :
         - adresse :


2.  Le coordinateur du stage dans le cadre du projet Interreg IIIB ENO :
         - nom, prénom :
         - adresse :

           tél :         e-mail :

3.  Le tuteur de stage :
         - nom, prénom :
         - titre de la fonction :
         - secteur d'activité :
           adresse :

           tél :         e-mail :



4.  Le stagiaire :
         - nom, prénom :
         - pays :      Belgique ( France (   Luxembourg (
         - fonction :
           responsable dans un service de soins (précisez le type de
           service) :


           étudiant (précisez le type de formation) :


5.  Date de début du stage :      date de fin du stage :

2. Conditions de déroulement du stage et encadrement du stagiaire

1. Quelles raisons vous ont conduit à accepter un stagiaire ? (pour chacun
   des items, cochez la case correspondante)
      tout-à-fait      surtout    en partie  pas du tout
   1. Le renforcement du lien entre les
         établissements de santé et les instituts de    (     (    (     (
         formation

      2. La volonté de transmettre votre savoir-faire   (    (     (     (

      3. La réponse à une demande institutionnelle      (    (     (     (

      4. Le besoin d'un regard neuf pour analyser les   (    (     (     (
         possibilités d'évolution de votre organisation

      5. La possibilité de développer un partenariat
         européen de réflexion sur le métier de   (     (     (    (
         responsable d'unité de soins

      6. Autres (précisez) :




2. Vous a-t-on fourni pour la réalisation de l'encadrement du stagiaire ?

      en totalité      en partie  le minimum aucun
      1. Les éléments d'information concernant
         l'identification du stagiaire (     (    (     (

      2. Les documents nécessaires à la réalisation
         de votre mission de tuteur    (     (    (     (

      3. Les informations sur le projet Interreg IIIB ENO    (     (     (
         (


3. Les objectifs généraux de formation en stage vous ont-ils été transmis ?
        oui  (      non  (
    si oui, étaient-ils ?
            très précis  (   assez précis  (       plutôt vagues  (
      très vagues  (


4. Pour vous, quels ont été les apports de cet accueil de stagiaire ?

      tout à fait      surtout    en partie  pas de tout

   2.4.1.  Une ouverture culturelle    (    (     (     (

      2. Une occasion de partager des savoirs-faire     (     (    (     (

      3. Un moyen de s'interroger sur les pratiques
          - de management    (    (     (    (
          - de soins   (     (    (     (




      4. Une occasion de formaliser un encadrement      (     (    (     (

         qui tienne compte des besoins du stagiaire

      5. Une possibilité d'évaluer la progression des   (     (    (     (

         apprentissages du stagiaire

      6. Un moment d'échange avec le stagiaire    (     (     (    (
         pour mesure ses acquisitions

   7. Une opportunité de planifier avec le stagiaire    (     (    (     (
         des activités d'apprentissage variées permettant le

         développement des connaissances

      8. Autres (précisez) :



3. Evaluation du stagiaire

1. Le stagiaire avait-il des objectifs de stage précis ?     oui  (     non
    (
    précisez votre réponse :




2. Diriez-vous que ?

      1. la capacité d'intégration du stagiaire est :
            - excellente    (
            - bonne         (
            - moyenne  (
            - déficiente    (


      2. Son degré d'autonomie est :
            - excellent     (
            - bon           (
            - moyen         (
            - déficient     (

      3. Son aptitude à apporter des suggestions constructives est :
            - excellente    (
            - bonne         (
            - moyenne  (
            - déficiente    (

      4. Ses capacités à communiquer sont :
            - excellentes   (
            - bonnes        (
            - moyennes (
            - déficientes   (

      5. Sa disposition à faire connaître sa culture professionnelle est :
            - excellente    (
            - bonne         (
            - moyenne  (
            - déficiente    (

      6. Ses connaissances pratiques sont :
            - excellentes   (
            - bonnes        (
            - moyennes (
            - déficientes   (
         Précisez votre réponse:




      7. Ses connaissances théoriques sont :
            - excellentes   (
            - bonnes        (
            - moyennes (
            - déficientes   (

         Précisez votre réponse:



   3.2.8.  Son savoir-faire pratique est :
            - excellent     (
            - bon           (
            - moyen         (
            - déficient     (

         Précisez votre réponse:



 2. Le stagiaire s'est-il vu confier ?
      (Une seule réponse possible)
           - une mission précise  (
           - plusieurs missions   (
           - aucune mission (

      Précisez votre réponse :






 3. Diriez-vous que la contribution du stagiaire a été ?

      1. Au niveau technique :
            - excellente    (
            - bonne         (
            - moyenne  (
            - déficiente    (
         Précisez votre réponse :



   3.4.2.  Au niveau de son efficacité :
            - excellente    (
            - bonne         (
            - moyenne  (
            - déficiente    (
         Précisez votre réponse:



4. Prospective

1. Quelle suite pensez-vous donner au rapport de stage fourni par le
   stagiaire ?
   (Une seule réponse possible)

      1. Le thème sera repris ultérieurement par un nouveau   (

         stagiaire dans votre service

      2. Un intérêt  limité pour l'instant au rapport écrit   (

      3. Le thème sera repris au niveau institutionnel  (


      4. Autre(s) (veuillez préciser) :




2. Avez-vous l'intention d'accueillir à nouveau des stagiaires étrangers,
   dans le cadre du projet Interreg IIIB ENO ?     oui  (    non  (     ne
   sait pas  (

    Précisez votre réponse :



3. Recommanderiez-vous à un de vos homologues l'accueil d'un stagiaire dans
   le cadre du projet Interreg IIIB ENO ?    oui  (     non  (

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5. Remarques générales

   Avez-vous des remarques ou des suggestions visant à améliorer la gestion
   des stages et/ou à faciliter l'accompagnement des stagiaires ?







   Date    Nom et signature      Tampon du
      du tuteur de stage    service
















Mise en commun des potentialités
                          et des savoirs de chacun






































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                   Coopération hospitalière transnationale

                                 Strasbourg
                                    Liège
                                 Luxembourg

                               Metz-Thionville


                                      .

                                 Guy Berchem

                              Laure Giacometti

                                Claude Ongaro

                            Association Réflexion

                              François Guerder

                             Marie-Rose Schmitz

                              Sandra Dos Santos

                                Charles Pull

                      Association Route Nouvelle Alsace

                               Monique Birkel

                             Dominique Bletterer

                               Raoul Herbrecht

                              Jean-Marie Danion

                                Jenny Assent

                              Laurence Thilmann

                              Patricia Defrere

                                 Michel Raze

                               Norbert Roeslin

                              Unité INSERM 405

                              Natacha Candelier

                                Marcel Hamer

                      Claude-Marie Laedlein-Greilsammer

                               Georges Sanabre

                             Jean-Paul Freichel

Paul Hoffmann

                            Jean-Pierre Bergerat

                                Alain Bohbot

                            Jean-Georges Lazarus

                               Georges Fillet

                             Christiane Pecheur

                                 Eric Maclot

                                 David Leduc

                           Martial Van Der Linden

                     CAT - Centre d'Aide par le Travail

                             Jean-Pierre Courier

                              Caroline Schuster

                             Marie-Rose Brugali

                                Marie Pigato

                             Christian Bouffioux

                              Germain Zimmerle

                               Jonathan Riboux

                               André Kerschen

                                 Jos Biever

                                Franck Laroi


          SAFA - Service d'Accompagnement en Foyers et Appartements


                               Bertrand Maury

                                Joseph Weber

                                Philippe Wolf

                             Marie-Rose Cremasco

                            Danièle Schlumberger

                                Mario Dicato

                              Isabelle Offerlin

                               Gaston Bourkel

                               Etienne Baudoux

                                  Pol Louis

                                Adelin Albert

                               Michel Doffoel

                                Olivier Detry

                             Jean-François Lanot







                               Patrick Guillot

                      Des professionnels qui s'engagent



                                 Bilan final

                                  2003-2007


Merci pour votre collaboration